Se la pète ici

courrier des lecteurs, lettres d’insultes non anonymes, demandes d’autographes, commandes de produits dérivés, achat des droits pour le cinéma, conseils pour devenir joueur de pipeau professionnel, sponsoring à plus de cinq zéros, ou autres raisons indispensables de me contacter directement ? glissez votre message dans l’enveloppe, léchez le timbre, et collez-le ici 

 

 

 

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DURA LEX...

Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens. 

 

 

 

 

 

 

 

Avec le temps va

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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 11:00

Bolchi2-046.jpgBonjour Père Noël, merci d’avoir trouvé un peu de temps pour me répondre. Je suis conscient que vous n’avez pas que ça à foutre en ce moment.

            Ecoute oui. Euh, tu permets que je te tutoies ok ? je te connais depuis tout petit alors fait pas ton frimeur.

Oui, oui, pas de problème.

Ok, alors allons-y, parce qu’il faudrait peut-être se manier un peu, j’ai deux trois trucs sur le feu.

Quelle est l’urgence principale pour vous en ce moment ?

            Ben déjà, faut que je vire du monde. Faut dire que malgré la crise, j’ai pas vraiment eu beaucoup moins de commande… Quand il faut acheter des trucs qui servent à rien et déambuler le regard perdu à travers les rayons des magasins pour finalement acheter n’importe quoi, il y a toujours bien assez de monde. Mais je vais en profiter quand même pour me débarrasser de deux trois elfes en trop, il n’y a pas de petites économies. Licenciement économique, voilà un bon prétexte. Ce sera bien pratique, parce qu’il y en a quelques-uns qui en foutent pas une, et un bon coup de pied au cul, et bye-bye ça me fera un bien fou. Par exemple, j’ai Triphon-Blaise dont je veux me séparer depuis Noël 1902, et que je n’ai jamais réussi à virer. J’ai bien cru pouvoir le faire pendant la crise de 29, mais j’ai pas voulu m’emmerder avec la paperasse. Pourtant c’est le genre de gars qui en plein boum s’endort sur les sacs postaux, ou oublie de faire leur piqûre d’EPO aux rennes. On peut pas compter dessus quoi. Donc du balai…

A propos des rennes, je tiens à vous féliciter d’utiliser un tel moyen de transport non polluant.

            Tu parles… et les émissions ? Ca pète autant qu’une vache je te signale... Et il m’en faut beaucoup pour faire avancer un traineau surchargé… Et puis, indépendamment des rennes, tu connais une activité qui provoque autant de déchets et d’emballages inutiles que la mienne ?…

Et votre femme, comment vit-elle votre profession un peu particulière ?

            Ma femme ? je suis le Père Noël, j’ai pas mal de super pouvoirs, donc vous croyez vraiment que j’ai besoin d’une femme ?

Vous n’avez pas d’enfants, cela ne vous fait pas drôle d’être leur idole ?

            Ah ça… c’est sûr que c’est un avantage. Faut dire qu’il y en a des très très mignons. Hmmm. Euh non, rien excusez-moi… Mais il y a aussi ceux que te tirent la barbe, qui te pissent dessus, les mères hystériques qui hurlent pour faire la photo du siècle qu’elles pourront mettre sur facebook pour que leur copine puisse dire « j’aime », et « oh mon dieu il est trop croquignol ». Sans compter ces insupportables musiques de Noël toute la journée dans les centres commerciaux…. Non c’est pas une sinécure…

Pourquoi le rouge ? Il paraît que c’est pour des raisons publicitaires, mais pour une personne qui a quand même pour but de ne jamais se faire voir la nuit en question, c’est pas la couleur idéale non ?

            Je suis pas en rouge. Suis en blanc, suis pas débile non plus… On voit bien que vous n’avez jamais essayé de marcher sur un toit pendant de glaciales nuits de décembre avec un sac lourd comme le cheval mort de Johnny ? Pour tout vous dire, je me retame tellement la gueule entre les tuiles descellées, les gouttières rouillées et le cheminées étroites, que dès la première rue, je suis totalement ensanglanté… Donc ceux qui parfois m’ont vu ont dit que j’étais en rouge… et voilà le début de la légende… Mais suis blanc en fait, normal quoi… blanc…

Enfin, une petit scoop en exclusivité pour « les Virgules » ?

            Il y a un truc que je n’ai jamais dit à personne. Donc là, je vous fais vraiment une fleur… En fait… C’est pas facile à dire…Wow, vraiment dur même… Je pensais que ce serait plus simple, mais voilà, il y a des trucs qui sont pas évidents à avouer… Alors voilà, en fait je n’existe pas…

« Interviewage » barbu, par arpenteur, en rouge depuis 1971

(c)photo arpenteur 2009 - Santiago de Chile, où les enfants ne verront pas le traineau du Père Noël

Par Arpenteur - Publié dans : Interviewage
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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 13:25

Cher Oskar,

Vous claironnez à qui veut l’entendre que vous n’êtes pas contre les étrangers, que vos initiatives répondent aux problèmes de la population, et n’ont aucun but électoraliste.

Comment peut-on mystifier si facilement, si ouvertement… ?

Vous, pas plus que le parti que vous représentez et qui vous a donné une gloire de laquelle vous jouissez avec un plaisir de plus en plus obscène bien que vous vous en défendiez, vous, ni ce parti n’êtes xénophobe, dîtes-vous, mais criminophobe…

Soit, criminophobe nous le sommes tous…146-4693_IMG.JPG

Dans ce cas pourquoi vos affiches, si subtilement disséminées dans nos rues plus de trois ans avant la votation (et heureux hasard n’est-il pas, à quelques semaines des élections fédérales de 2007) montrent un mouton noir chassé à coup de pieds d’un drapeau suisse ?

Que les Suisses, les humains, soient représentés comme des moutons, soit. C’est ce nous sommes pour la plupart, et ce que vous avez compris depuis longtemps, en faisant ainsi la source de vos succès.

Mais si vous êtes criminophobe, et non xénophobe, pourquoi le mouton expulsé n’est-il pas plutôt blanc, le sexe dressé, bardé d’armes à feu, un couteau entre les dents et sa toison débordant de billets volés ?… Là votre affiche aurait exprimé le vrai fond de votre pensée, puisque vous prétendez qu’il est tel…

« Ivan S. violeur, bientôt Suisse ? » pourquoi ne s’appelle-t-il pas Jean-Paul M. (des français volent et braquent) ou Oskar F. (des autrichiens aussi commettent des crimes), et le slogan n’est-il pas « dehors ! », plutôt que « bientôt suisse » ? En passant, je me permets de vous rappeler qu’une des conditions pour obtenir la nationalité suisse, est de se conformer à l'ordre juridique suisse (art. 14 LN, soit de ne pas commettre d'infraction), et que par conséquent votre affiche est mensongère, mais vous le saviez déjà et n’en avez cure…

Ces affiches sont ce qu’elles sont, sans doute parce que vous n’êtes pas raciste. Admettons.

Mais ne serait-ce pas plutôt parce que vous utilisez l’inconscient des gens, pour instiller en eux des peurs irrationnelles, et avant tout disproportionnées et détachées de la réalité, avec l’aide bienveillante d’une presse que vous accusez de gauchisme exacerbé, mais qui jour après jour à grand coup de manchettes tapageuses et de gratuité absurde, relaie le moindre fait le plus divers soit-il, tant qu’il peut faire vendre du papier…

Avec l’aide de ces vendeurs de papier, vous, vous achetez l’inconscient des gens, leur irrationalité, et ainsi leur votes.

Vous dîtes que vous aimeriez expulser également les criminels suisses, mais que le droit international doit être respecté. En effet. Mais votre initiative et son application violeraient également le droit international dont vous plaidez le respect. Pourquoi faire dès lors voter une initiative inapplicable ? Aucune visée électoraliste là-derrière non plus sans doute, pas plus que de xénophobie sous-jacente, bien évidemment…

Vous posez au citoyen des questions inutiles à la réponse évidentes. « Qui est contre l’expulsion des criminels étrangers ? » Tout le monde bien évidemment, et c’est pour cette raison d’ailleurs que notre système judiciaire le prévoit depuis toujours.

Faire de 53% des votes avec une telle question, ce n’est pas une victoire, mais une ridicule défaite. C’est 93% que vous auriez dû faire…

Mais à question inutile, réponses inutiles et absurdes. Regardez une carte des communes suisses, et dîtes-moi, je vous prie, où est la rationalité, dîtes-moi que vous n’êtes pas détachés de la réalité, lorsque la grande majorité des communes qui vous ont suivi sont celles dans lesquelles le taux d’étrangers et de criminalité, suisse ou étrangère, est le plus bas ? Expliquez-moi pourquoi dans les villes ou les régions avec les plus grandes communautés étrangères, et un taux de criminalité plus élevé que dans un village de l’Entlebuch, ont voté contre votre initiative ?

N’est-ce pas là une preuve, simpliste certes, mais ce n’est en tout cas pas vous qui pouvez vous permettre de me le reprocher, de l’absurdité de votre démarche, de votre déconnection totale de la réalité, et par conséquent du succès de votre propagande nauséabonde et démagogique…

Pas contre les étrangers ? Soit. A mon humble niveau, je veux bien essayer de m’en convaincre.

Pour des visées électoralistes, afin de démanteler, fragiliser, ce pays que vous dîtes tant aimer, et de préserver cette gloire qui vous rend bouffi d’orgueil ? A mon humble niveau, j’en suis convaincu.

Je respecte le vote du peuple. Ce que j’exècre ce n’est pas la démocratie (et je me fais parfois violence pour ne pas en venir à ces extrémités), mais la manipulation obscène que vous en faîtes, profitant de l’inculture grandissante d’une population avide de rapidité et de simplicité, qui bien trop souvent laisse la réflexion au bord de la route, trop occupée à foncer en 4x4 ou en Subaru, sans même savoir vers quoi…

Cher Oskar, faîtes attention à ne pas devenir le mouton noir d’une démocratie… Pour ne pas dire le ver dans la pomme de Guillaume Tell…

« Humeur » propagandophobe, par arpenteur, mouton infrarouge de colère depuis 1971

PS : vous voudriez pas enfin aller chez le coiffeur… ?

PS2 : je ne suis pas de gauche... calmez-vous...

(c)photo arpenteuse2005 - Mongolie

Par Arpenteur - Publié dans : Humeur
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 09:29

A bientôt quelques jours même pas de la Coupe du monde de football FIFA WorldCup TM et tout et tout, la planète bleue est secouée par une affaire de passe.Photo-649.jpg

Universel, le football est le sport préféré des enfants. Mais dès qu’un gamin tape dans un ballon, tous ses petits camarades se mettent à hurler : « Passe ! Passe ! Passeeeeuuh… Oooooh mais passe ! Putain !! ».

Par conséquent, il n’est pas étonnant qu’une fois devenu grand, bleu (pas le film) et beau (pas toujours), le joueur ait ces cris qui tournent dans sa tête, comme une rengaine infernale. Et cette rengaine a beaucoup d’espace pour tourner dans la tête d’un footballeur, puisqu’on sait que son cerveau a été délocalisé dans ses pieds pour des questions de rentabilité. C’est d’ailleurs l’origine de l’expression « con comme ses pieds », paraît-il, mais je ne veux pas poléniquer polémiquer. Et donc la fameuse rengaine, elle tourne elle tourne, tant et si bien qu’on appelle ça une tournante.

Alors quand le footballeur bleu (ça marche sans doute aussi avec les autres couleurs, des tests sont en cours) entend : « Putain… Passe à 2000 euros », il se dit fort judicieusement : « Fichtre, quelle aubaine, je vais désormais valoriser le collectif de l’effectif mis en place par le coach afin de moins manquer de réalisme à la conclusion d’actions sises dans la surface de réparation, et ainsi me procurer des revenus supplémentaires, pour acquérir cette nouvelle console de jeu que c’est trop le kiff !!! ».

Dès la mise en place de cette stratégie, le footballeur est déçu car il comprend que la passe c’est pas lui qui la fait, et que même s’il la met au fond, c’est pas lui non plus qui encaisse les 2'000 euros. C’est Zahia. Et elle n’a même pas un maillot bleu. Il se rend compte mais un peu tard, qu’elle n’a pas de maillot du tout d’ailleurs.

Dépité, le footballeur sombre dans la tristesse et la presse people, et essaie de comprendre ce malheureux coup du sort. Et quelle meilleure source d’information que l’internet pour se renseigner sur les origines de son infortune ?

Etant le blog vert le plus influent au nord de la route des cerisiers, les Virgules se devaient d’enquêter. Je renonce à les citer pour ne pas leur faire une publicité affligeante, mais mes sources sont 100% internetiennes, c’est dire leur sérieux (et oui, j’ai parfois du temps à perdre, puisque tu te le demandes).

« Origine et signification de votre prénom : Zahia, désolé, notre programme ne connaît pas l'origine et la signification de ce prénom »

Là tout de suite tu sens que cette enquête est bien partie.

Puis tu reprends espoir, sur le même site : « Zahia n'est généralement pas très belle mais toujours mignonne. Elle a les traits réguliers, le cou assez long et délicat, les seins menus mais fermes et bien plantés, la silhouette originellement fine. »

Ok, là le footballeur sent qu’il est sur la bonne piste : c’est vrai qu’elle est pas très belle parce que ses seins sont vraiment trop menus.

« Elle a de l'élégance, s'habille avec un goût discret et sait instinctivement se mettre en valeur sans jamais aller jusqu'à la provocation. »

Effectivement elle s’habille avec discrétion, sans provocation, puisqu’il est bien connu que pour faire une bonne passe, un microkini fluo de 16cm2 au total est beaucoup plus efficace qu’un maillot bleu avec un 11 dans le dos.

« L'esprit d'économie est très développé chez Zahia. Les soldes, les liquidations et les ventes promotionnelles la fascinent. Elle achète des tas de choses sans hésiter, persuadée qu'il s'agit d'affaires avantageuses. La plupart de ces acquisitions, se révéleront inutiles, l'acheteuse n'ayant pas le temps d'en faire usage. C'est ainsi que son grenier est bourré de pelotes de laine mal assorties, de 36 paires de chaussures que personne ne veut plus porter, de douzaines de boîtes de petits pois périmées, etc. »

En cela, Zahia a d’évidents points communs avec les présidents de clubs qui eux aussi sont parfois persuadés d’avoir fait une bonne affaire qu’ils laissent pourtant pourrir sur le banc de touche (nom donné au grenier dans les stades).

« Les étapes de la vie de  Zahia : L'évolution typique de la vie des Zahia se fait en trois phases distinctes. Elles connaissent en général une enfance et une adolescence heureuses grâce à leur charmante personnalité. Leurs années actives sont d'abord marquées par des succès professionnels puis par des difficultés d'ordre affectif. »

Comme par exemple générer de copieux revenus pour quelques passes en profondeur avec des attaquants qui adorent les superbes ouvertures, puis constater qu’en fait, ils préfèrent les centres en retraits ?

« Mais si les Zahia arrivent à s'en sortir, leur troisième âge sera relativement heureux, car elles auront acquis la sécurité matérielle et une bonne dose de sagesse. Elles pourront de temps en temps remuer les cendres du passé et s'apitoyer sur elles-mêmes, estimant que le destin leur a été particulièrement sévère et injuste ».

Merci d’éviter de remuer les cendres. Les avions font encore finir cloués au sol, et mercredi y a match putain !! Oups… Désolé.

« Mais elles auront généralement assez de sérénité pour savourer les années qui leur restent encore à vivre. Puis elles quitteront la vie avec la satisfaction d'une convive rassasiée sortant d'un banquet. »

C’est vrai que la saucisse (fut-elle de Munich) à force, c’est bourratif…

« La vie sexuelle de Zahia : Avec vous, il vaudrait mieux s'abstenir totalement de faire l'amour que de le faire à la va-vite. Vous vous sentirez humiliée ou vexée si les préliminaires (ou le chèque ?) n'auront pas été suffisamment longs (et si l’outil est trop court ?) ».

L’échauffement préliminaire, c’est essentiel avant un match. Ca permet d’éviter toute blessure lors d’un plongeon simulé dans les « seize mètres » adverses. On ne le répétera jamais assez. Combien de carrières brisées suite à un échauffement baclé ?

« Votre partenaire ne doit pas commencer une rencontre sexuelle avec vous par des choses sérieuses. Le meilleur prélude serait un brin de causette sur un sujet quelconque, la lecture ensemble d'une revue pornographique ou, mieux encore, un bain ensemble avec des massages mutuels aux huiles parfumées. »

Ca tombe bien, j’ai vu qu’il restait un vieux Playboy Hors-Série Bigs Tits au fond du carton de fortalis mentholé, on pourrait le feuilleter en parlant de ce hors-jeu litigieux lors du dernier Guinguamp-Sochaux, non ?

« Il ne doit vous pénétrer que lorsque vous êtes déjà abondamment lubrifiée. »

Je vous jure que je n’invente rien, et je me demande avec quel prénom le site propose « il doit vous pénétrer à sec ».

« Vous appréciez particulièrement les caresses, qui doivent être légères et discrètes au début pour devenir de plus en plus osées et de plus en plus prononcées. Comme vous êtes curieuse et ne craignez aucun tabou, l'autre peut explorer votre corps dans les moindres recoins ».

Dans les coins, attention toutefois au poteau de corner, heureusement signalé par un petit drapeau.

« Il doit faire preuve d'imagination dans ses ébats avec vous. »

Un banal 4-4-2 avec ouverture par les ailes ne saurait suffire, en particulier en fin de première mi-temps.

« Et alors vous le lui rendrez au centuple ».

2000 euros x 100, ca vaut le coup, non ?

On constate donc que, finalement, cette histoire de passe a dû rapporter gros aux joueurs en cause.

Lequel de ces couples a le plus d’avenir, voilà aussi une question qu’il me semble important de résoudre.

« Test d’affinités sexuelles : Zahia et Franck Ribéry : 71% Ca marche au quart de tour ! Il n'y a a priori aucun problème d'entente. Le seul danger qui guette ce duo pourrait être la lassitude. Zahia et Sidney Govou : 49% Pour arriver à une bonne entente sensuelle, faire preuve de beaucoup de patience. Leurs efforts leur apporteront les plus riches récompenses (2000 euros environ). Zahia et Karim Benzema : 52% Le succès et le bonheur sont à portée de main (arbiiiiiiiitre, y a main !! Ah non, pardon Henry n’est pas (encore) dans le coup). Ces deux ne doivent pas oublier que dans le domaine érotique, plus on donne du plaisir, plus on en éprouve. ». En gros, attention à ne pas être trop perso…

La boucle est bouclée, on en revient à l’enfance, et à ces matchs des rues et leurs inévitables : « Passe ! Passe ! Passeeeeuuh… Oooooh mais passe ! Putain !! ».

Enfin, pour qu’à l’avenir, Zahia puisse diversifier son marché, le site lui recommande même divers domaines de prospection . « Les sports recommandés aux Zahias sont la natation et le judo »…

A bon entendeur…

Mais attention Zahia, tout ne paie pas aussi bien que le foot…

« Virgule » éthymologique, par arpenteur, gardien de pute depuis 1971

©photo arpenteur2009 – Paris 2009

Par Arpenteur - Publié dans : Virgules
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 08:52

Volcano.jpg

Vous avez vu comme le ciel est bleu… Un gros nuage invisible, et le ciel n’aura jamais été aussi vierge.

Aucune trainée aérienne…

La nature a gagné. C’est assez rare pour le relever…

Puisse cet intermède permettre de repenser un peu nos façons de nous déplacer, et de consommer, car nul doute que quelques rayons de supermarché vont être moins bien achalandés ces prochains jours.

Repenser notre façon de gérer le temps.

Pour ne pas dire de vivre. Parce que vivre on n’y pense plus vraiment. On gère le temps.

Malheureusement, cette pause ne va pas durer.

La réflexion n’aura pas le temps (tiens, le temps encore une fois) d’avoir lieu, il est bien plus urgent relater les problèmes économiques que cet intorlérable nuage de cendre (ce que nous serons tous bientôt) soulève.

D’ici quelques jours, tout reprendra comme avant.

Puis le lendemain, comme si rien ne s’était passé, il faudra surtout se demander si Marie-Jessica n’a pas été injustement éliminée de la Nouvelle Star…

Et le ciel sera moins bleu…

« Humeur » terre à terre, par arpenteur, contrôleur aérien depuis 1971

(c)photo - arpenteur2009

Par Arpenteur - Publié dans : Humeur
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 07:58

Aujourd’hui Guillemette a le cœur qui bat très fort sous son petit top H&M. C’est son grand jour, le jour parmi tous les autres : elle va passer à la télé, enfin, depuis le temps qu’elle en rêve.

L’équipe de M6 vient de s’installer dans son petit pavillon. Guillemette est un peu déçue car Valérie Damidot n’est pas là, et Guillemette, elle l’aime bien Valérie Damidot parce qu’elle fait toujours des plaisanteries super drôles.

Mais Valérie Damidot ne participe pas à « Un dîner presque parfait », sauf peut-être un jour comme convive.photos2009-7971.JPG

Guillemette est toute guillerette et elle part faire ses courses avec trois caméras qui la suivent, et autant de preneurs de son. Elle parle toute seule parce qu’elle croit que les téléspectateurs sont avec elle, mais surtout parce que le silence ça lui fait vraiment trop peur.

Elle va chez son boulanger, son boucher, son maraicher, son esthéticienne, et son pédicure, qui tous semblent ne pas reconnaître cette dame suivie de trois caméras, qui leur dit de trop joviaux « Salut, comment tu vas aujourd’hui ». Le commerçant, face à trois caméras, n’a pas d’autre choix que de prétendre connaître cette dame étrange, et lui répond avec une jovialité toute provinciale. (Ca se saurait si tous les gens qui regardent M6 ne faisaient leurs course que dans les petits commerces de quartier, et non les grandes enseignes, vous croyez pas ?)

De retour chez elle, Guillemette continue de parler toute seule. Entre les cameramen, les preneurs de son, les éclairagistes, et les journalistes, il y a rarement eu autant de monde dans sa cuisine. Pourtant, elle ne s’est jamais sentie si seule.

Elle raconte tout ce qu’elle fait, pour le cas où le téléspectateur un peu con ne comprendrait pas que là elle « épluche les pomme de terre, et pour que ce soit plus facile, j’utilise une technique que ma grand-mère m’a appris, mais je sais pas si je peux vous dire, c’est secret ». Et elle se dit que plus elle parle, moins la voix off n’aura de temps pour placer des petites piques moqueuses au montage.

Puis Guillemette se dépêche de disposer trois cailloux blancs sur sa table en verre en se disant à elle-même « j’aime beaucoup les ambiances zen, et ces pierres c’est comme un retour au sources, à la terre, cette terre qui nous offre tout ce que nous allons pouvoir déguster ce soir, mais faut vraiment que je me bouge, je dois encore aller me changer, vite, vite, vite, voilà le verre à vin… làààà… ok, c’est bon, je file ».

Et voilà que ça sonne déjà. Jean-Franck est en avance ce qu’il ne manque pas de souligner lui-même. Il tend maladroitement un bouquet de fleurs et de mauvais goût à Guillemette qui s’extasie devant tant de beauté. Puis c’est Brunhilde qui arrive avec une petite toile qu’elle a fait elle-même, car « oui, en fait je barbouille un peu à mes heures perdues », et les yeux de Guillemette sont perdus, cherchant à trouver où elle va bien pouvoir fourrer ce truc.

A peine le temps de s’approcher du salon, que ca sonne à nouveau. « Mais qui c’est-y que ça peut bien être » s’interroge Guillemette, tout en s’approchant de sa porte d’entrée, jouant la surprise aussi bien que Clovis Cornillac,.

La porte s’ouvre sur Mbé qui représente les minorités visibles, et Marie-Jennifer, qui est arrivée les mains vides parce que je ne sais plus quoi lui faire apporter.

Guillemette leur offre l’apéro, avec un petit blanc dont il lui diront des nouvelles, précise-t-elle comme il se doit.

Mais le temps passe vite, et la production rappelle déjà Jean-Franck que sa vessie est très petite et qu’il ferait bien se de rendre aux commodités. Le brave Jean-Franck obéit (normal, on est à la télé, et à la télé on obéit – d’ailleurs je renvoie ceux qui ne l’ont pas vu à cette expérience diffusée par France2 il y a quelques semaines).

Le commodités sont si encombrées entre le cameraman, le journaliste, et le preneur de son, que l’on ne voit plus le petit pot pourri que Guillemette a disposé dans un magnifique petit plat en terre cuite ramené de St-Rémi-de-Provence.

Jean-Franck, lui, est si mal à l’aise qu’il décide de ne pas se soulager tout de suite. Pour passer le temps en espérant faire sortir les importuns, il parle de l’entrée.

« Je trouve que l’entrée est un peu sombre. Il faudrait la repeindre avec une couleur plus lumineuse, et plus chaude, une couleur qui dirait Bienvenue chez nous les amis, t’es d’accord petit garnement ? »

Le producteur, debout dans la baignoire, s’arrache les cheveux : « Jean-Franck, putain, tu te trompes d’émission ! »

Dans la salle à manger, on commente, on parle la bouche pleine, et on trouve que c’est dommage que les poireaux ne viennent pas directement du potager de Guillemette, alors on peut franchement pas lui mettre plus qu’un 5.49 pour sa cuisine.

De retour dans son taxi, Brunhilde n’a pas trop aimé l’animation est ne met qu’un 3.14, parce que ce n’est pas parce que Guillemette est esthéticienne qu’elle était, elle aussi, obligée de faire un blind-test sur Céline Dion ou Lara Fabian ou Mariah Carey ou Hélène Ségara*.

Mais Guillemette s’en fout, elle est heureuse, elle a eu son petit moment de gloire.

Et sinon, elle aurait ouvert un blog… sur lequel elle aurait expliqué comment préparer une verrine de crevettes et concombre au parfum d’agrume, tout en portant un petit top marin de chez Zara trop croquignole soldé en plus trop de chance, pour se faire un plateau repas devant le troisième épisode événement de la Nouvelle star.

« Virgule » presque parfaite, par arpenteur, gastronome depuis 1971

©photo arpenteur2008 – Train Belgrade-Istanbul

*quelque chose me dit que ce billet va faire un malheur chez la coiffeuse de 33 ans.

Par Arpenteur - Publié dans : Virgules
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 14:23

Photo 051Avant-hier, j’ai repassé.

Pas mon permis, ni mon bac ma maturité, ni le sel, pas plus que la main, et encore moins l’arme à gauche, ouf…

Avant-hier, j’ai repassé mes chemises. Entre autres.

Comme souvent.

Et c’est là que certains, trahis, se diront en jetant rageusement leur Gros Pneus Magazine sur L’Equipe de la veille, que « cet arpenteur c’est vraiment une fiote, même pas capable de dresser sa grognasse à faire les boulots de gonzesses », et que d’autres se diront, en étalant de généreuses palettes de cire épilatoires sur leur jarret, que « l’arpenteur est vraiment un homme parfait : non seulement il est d’une beauté qui ferait passer Johnny Depp pour le sosie du cousin un peu attardé de Susan Boyle, d’une intelligence digne de l’inventeur de la fondue, et d’un humour si désopilant qu’il risque de mettre en faillite la dernière usine de sacs-à-rire de Libye, mais en plus il repasse… ».

Et je ne pourrais que leur donner raison (chacun choisira auxquels…).

Quelle activité plus épanouissante et valorisante que le repassage ? Ceux (remarquez le masculin) qui critiquent n’ont sans doute jamais essayé.

Et surtout, c’est beaucoup plus viril qu’il n’y paraît comme activité : les éléments essentiels sont une planche et un fer. C’est des trucs de mec ça non ?

Première étape, installer la planche. En principe je suis déjà super content quand je ne me pince pas et qu’elle ne retombe qu’une fois. Faut être bon bricoleur pour faire entrer le gligli dans la bonne rainure non ?

Ensuite préparer le fer : là, il faut faire preuve d’une grande précision pour verser de l’eau dans un trou plus petit que… bien d’autres trous… sans en foutre partout.

Et attention, cette eau va se transformer en vapeur en passant à travers la machine ! Et c’est là que toute l’opération devient très mâââle, puisqu’elle devient dangereuse. Et les hommes sont mieux équipés pour faire face au danger c’est bien connu : ils ne risquent en principe pas de se casser un ongle ni de filer leurs collants.

Une fois que le matériel est prêt, il ne te reste plus qu’à choisir par quoi commencer. Si tu débutes, jeune mâle fougueux qui veut impressionner ta belle dans l’espoir de te voir récompenser de quelques coups de langues non moins fougueux en fin de journée et si possible avant, je te conseille de commencer par un de tes vieux t-shirts pourri que finissent en général en boule au fond d’un sac de sport, c’est moins risqué.

Une fois que tu maîtriseras la technique, et si tu as pu éviter toute brûlure fatale, tu pourras t’attaquer à tes chemises (enfin, si tu en portes…), et te laisser emporter par les plaisirs insoupçonnés du repassage

L’odeur de l’adoucissant au délicat parfum de goyave perlée de la rosée d’un samedi matin printanier qui se dégage du bac de linge, le souffle régulier de la vapeur qui comme un destrier lancé à l’assaut te fait ressentir toute la puissance de la machine, la glisse élégante et précise du fer sur le tissu pour créer des déserts plats là où il y avait des montagnes, la satisfaction d’avoir la maîtrise quasi totale de quelques centimètres carrés d’étoffe.

Avec l’expérience, tu pourras t’attaquer à des défis de plus en plus difficile, comme ce magnifique petit chemisier qu’elle adore trop, et là aussi appliqué qu’un chirurgien tentant de faire une greffe de cerveau à Mickael Vendetta, tu seras malheureusement confronté à l’échec… face à l’impossibilité totale qu’il y a de réussir à repasser correctement un truc de fille, tant les circonvolutions du textile sont improbables.

Et c’est la que la fille en question te dira d’un ton lourd de reproche que de temps en temps elle fait aussi tes chemises et que ça, c’est vraiment compliqué, c’est la larme aux yeux et les bras ballants que tu t’installeras sur une chaise à côté de la panière à linge pour la regarder terminer de repasser ce petit top qui va si bien avec sa jupe grise.

Fier du devoir accompli malgré tout (tu restes un mâle quand même, et l’échec n’est qu’une nouvelle source de fierté) tu plongeras la main dans le panier de linge pour chercher la chaussette nécessaire à former la paire avec la concentration et l’avidité aventureuses d’un chercheur d’or.

Comme un mec. Un vrai.

« Virgule » ménagère, par arpenteur, cheval-vapeur depuis 1971

©photo arpenteur2009 - Amsterdam

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 09:20

Ces temps-ci tu vas entendre parler un peu de Vancouver. Vancouver, c’est très à l’ouest d’ici, sur la côte Pacifique de l’état de Colombie-Britannique ou, si tu as un blog de greluche, disons plutôt qu’en sortant du Cop-Copine de la rue Rambuteau en face des Halles à Paris, c’est direct à droite (l'autre main que celle à laquelle tu veux avoir une alliance), et ensuite tout droit pendant 7’935km.

A Vancouver, les soldes sont terminés, mais il y a les Jeux Olympiques d’Hiver…

photos2009-0002.JPGLes Jeux Olympiques d’hiver, c’est un peu comme les jeux olympiques d’été : globalement, tu t’en fous.
C’est aussi un peu raciste, puisque force est de le constater, le racisme n’épargne malheureusement pas le sport. Par exemple, dans l’équipe de France, il n’y a que des noirs, et dans les Jeux Olympiques d’hiver, il n’y a que des blancs. Mais rien à voir avec l’immigration, l’intégration réussie, l’identité nationale, tout ça tout ça. Non. Là c’est simplement parce que l’élément essentiel des JO d’hiver, c’est le froid…

Du coup ça sélectionne un peu les participants, parce qu’il faut bien reconnaître qu’il n’est pas facile facile de s’entraîner au saut à ski « tremplin K120 » dans la banlieue de Bamako, ni de percer en skeleton ou en luge lorsqu’on est pêcheur de père en fils aux Maldives (le père en fils n’étant pas un poisson tropical… bon ok, je sors).

Du coup, c’est surtout des Norvégiens, des Candiens, des Russes, et quelques autres montagnards Suisses ou Autrichiens qui ramènent des médailles. Enfin, en principe. Et là aussi, chacun sa spécialité ce qui diminue quand même vachement le suspense.

Par exemple, le hollandais est très fort en patinage de vitesse. C’est un peu logique aussi, c’est la seule épreuve dans laquelle la piste est totalement plate. Le patinage de vitesse, c’est un sport où les athlètes se glissent totalement nus (les filles aussi rassure-toi petit pervers) dans une grosse capote à capuche (faudrait pas que les oreilles les ralentissent), afin qu’on voit bien leurs cuisses si gigantesques qu’elles ont dû leur être greffées à partir d’un thorax d’hippopotame. Ils mettent des sabres de samouraïs sous leur chaussures, et se promènent nonchalamment autour de la patinoire pendant des heures, les mains dans le dos, tranquille. C’est pas-sion-nant !

Par contre, si tu n’aimes pas voir des types tourner en rond sur de la glace, tu peux suivre le curling. Et même si tu fais partie de nos néanmoins voisins hexagonaux, tu comprendras facilement les règles, puisqu’en fait le curling c’est comme la pétanque, sauf que la glace, plutôt que d’être dans le pastis, elle est sous les boules. Tu me diras, les boules sont pas très rondes, et à la pétanque la seule qui balaie c’est Ginette quand elle ferme la buvette. Et tu n’aurais pas tort. Là aussi, pas trop de suspense, normalement ce sont les équipes de pays très propres qui gagnent, genre des Scandinaves, ou les Suisses…

Tu veux quelque chose d’un peu plus viril ? Je te propose les compétitions de biathlon. Ca c’est un truc de mec, un vrai : tu dois faire de longues balades dans les bois et un froid glacial, avec un fusil sur le dos, et de temps en temps tu t’arrêtes pour tirer sur des ours très très féroces assoiffés de sang afin de nourrir ta famille sur des cibles qui ne ressemblent même pas à un petit lapin. C’est vrai que ce sport serait un peu moins confidentiel si les concurrents avaient le droit de tirer sur Nikos Aliagas leurs adversaires, sur les journalistes, ou sur le public, mais bon, voilà, le sport est ce qu’il est, et faudra te contenter de cibles toutes simples.

Par contre si tu détestes les armes, tu peux faire pareil sans le fusil. On appelle ça le ski de fond, sans doute parce que les balades sont si longues que tu vas vraiment tout au fond de la forêt. Et à la fin, c’est un norvégien plein de morve gelée qui pendouille sous son menton qui gagne en s’écroulant dans la neige.

Sinon tu as le bobsleigh, qui est un sport où des mecs en lycra brillant s’asseyent dans un suppositoire pour dévaler un tube de glace aussi entortillé qu’un intestin qui a passé 5 jours dans le lavomatic du coin programme ultra long. Mais tu verras, en suppositoire, c’est les Américains, les Allemands ou les Suisses qui vont gagner. Sont très fort en recherche pharmaceutique. Y a bien les Jamaïcains qui avaient essayé un jour (respect, parce que moi je vomis mon goûter rien que d’y penser), mais bon, ils ont fini par se planter… tu me diras, c’est des Jamaïcains aussi, ils préfèrent les plantes naturelles aux suppos…

L’épreuve reine des Jeux Olympiques, à ce qui se dit, c’est la descente de ski alpin. Pour gagner, faut non seulement être d’un pays qui voit la neige de temps en temps, mais en plus il faut que dans ton pays, la neige, elle soit en pente… Du coup, c’est la grosse guéguerre entre les Autrichiens et les Suisses qui se partagent la plupart des médailles. Faut dire que pour se lancer à fond en bas d’une montagne en évitant les piquets rouges et bleus que je sais pas quel abruti plante tout les matins au milieu de la piste, faut en avoir beaucoup dans le pantalon et un peu moins sous le casque…

Les champions du beaucoup dans le pantalon short (en short à la patinoire, n’importe quoi…) et un peu moins sous le casque, ce sont les hockeyeurs, mais je t’en ai déjà parlé j’en suis sûr.

Et si tu ne trouves pas ton bonheur, parmi tout ça tu as encore le ski acrobatique, le snowboard, le skicross, la luge, le patinage artistique, le saut à ski…

Mais le mieux, ce serait encore que tu sortes t’éclater toi-même dans la neige non ?

« Virgule » en tête au deuxième temps intermédiaire, par arpenteur, médaillé depuis 1971

©photo arpenteur2008 – Le Bouveret, Suisse

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 18:42

Comme c’est la fin janvier, et que je ne t’ai pas encore parlé de la glorieuse incertitude du sport cette année, je me dois de te rendre attentif à un truc dont tu n’as rien à cirer, mais qui rend malade 300 millions d’américains chaque année, et ce n’est pas à cause d’un burger au rat.

Le Superbowl.
La finale mondiale de football américain… Bolchi2-064.jpg

La preuve que c’est vraiment encore plus important qu’un épisode de Lost qui peut faire déplacer un discours du Président? Il te suffit de savoir que pendant la semaine précédent le Superbowl, les américains dépensent en achat de bière 18 millions de dollars de plus que pendant une semaine ordinaire…

Et puis surtout, les Superbowl sont numérotés en chiffres romains. C’est dire si c’est vraiment historique comme événement.

Cette année, en 2010, c’est le Superbowl XLIV (44 pour ceux qui lisent l’arabe)… Ca veut dire que c’est une compétition ancestrale qui dure depuis 1967… Ca en jette non ?

Ces précisions historiques étant faites, je te vois en train de piaffer d’impatience en te disant : putain, il fait long le livreur de pizzas, en plus si tu savais comme je m’en fous du football américain, j’ai jamais rien compris…

Alors, comme le web est une formidable source de culture (oui, je sais dans culture il y a –ture), je commencerai par te dire que le football américain se joue avec les mains comme son nom ne l’indique pas. Thierry Henry n’y joue pourtant pas, les italiens non plus… Doivent être nuls en langues étrangères. (Si toi aussi tu te demandes pourquoi cela s’appelle football, arrête tout de suite de te poser des questions à la con, cherche pas à comprendre, c’est américain on t’a dit).

Le football américain (prononcez aemeu’wikane foutebole) c’est comme le rugby : ça se joue avec de l’herbe en dessous, un ballon ovale, et à la place du scotch autour de la tête, les joueurs mettent un casque.

Le but du football américain n’est vraiment pas original, puisqu’il s’agit de gagner le match, pour pouvoir verser un énorme baril estampillé Gatorade et rempli de glace sur la tête de ton entraîneur.

Pour gagner, il y a un moyen très simple, et ma foi fort répandu dans le sport : marquer plus de points que l'adversaire.

Des points normaux, pas des points de suture, sinon ce serait de la boxe.

Pour marquer des points, il faut courir jusqu’au fond du terrain sans te faire attraper par des monstres casqués de plusieurs centaines de kilos chacun qui forment un barrage de chair et de plastic renforcé devant toi.

Le joueur le plus maigre a quatre essais pour franchir 10 yards (c’est des mètres américains, en fait des mètres en plus petit, comme quoi tout ce qui est américain n’est pas forcément plus gros) à travers la défense adverse.

S’il réussi, il peut tenter une nouvelle fois sa chance pour 10 yards de plus. Tous ses copains sont content, et lui tapent sur le casque. Puis il y a une pause publicitaire.
S’il rate et qu’on retrouve ses restes, il finit à l’hôpital où le docteur Shepard déclarera son décès après la publicité. Et c’est le maigrelet de l’autre équipe qui peut tenter sa chance.

Si par miracle le joueur arrive au bout du terrain (10 fois 10 yards) et marque un point (en fait 6), il sera tellement content d’avoir survécu qu’il tortiellera un peu son cul moulé dans un collant en lycra brillant, et lancera le ballon entre ses jambes… ce qui est terriblement dangereux quand on connaît le caractère facétieux du ballon ovale. Mais le joueur de football américain est trop libre dans sa tête, et il s’en fout. Surtout qu’il a un casque, une coquille, un protège-dent, et plein d’autres trucs qui font croire qu’il est musclé.

Puis c’est la mi-temps.

Il faut savoir que la mi-temps du Superbowl est un événement en soi, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, tellement de gens vont aux toilettes en même temps qu’il y a d’incroyables problèmes de voirie. On tire la chasse plus souvent pendant la mi-temps du Superbowl qu’à n’importe quel autre moment de l’année.

Mais attention, les téléspectateurs ne vont pas aux toilettes pendant les pubs, mais plutôt pendant les chansons, parce que la plupart des gens regardent le Superbowl pour les pubs… C’est comme si toi tu regardais le match de hornuss Frauenfeld – Altdorf pour la pub sur le cenovis à la mi-temps…

Mais faut dire qu’au Superbowl, les pubs c’est autre chose, puisque les meilleurs créatifs se vrillent les neurones à la cocaïne toute l’année pour pondre la pub dont on se souviendra plus que du nom du vainqueur du match… Et souvent ça marche… Te pose pas de questions, c’est américain, je t’ai dit…
D’ailleurs en 2008, 43% des pubs contenaient des animaux, c’est tellement mignon ça les animaux. Par contre, presque 100% des pubs contiennent de la bière et des chips…

A la fin du match, les joueurs de l’équipe gagnante mettront des casquettes sur lesquelles c’est marqué qu’ils ont gagné le Superbowl XLIV, au cas où les spectateurs seraient encore en train de parler de la pub, et viennent hurler leur joie à 2cm des caméras, tout en pointant leur casquette du doigt… pour que quelqu’un leur explique enfin ce que XLIV veut dire…

« Virgule » casquée, par arpenteur, quarterback depuis 1971

©photo arpenteur2009 - Valparaiso, Chili

Pour quelques exemples de pubs réalisées uniquement pour ce match, va voir ici

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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 21:22

En 2010, il fait froid. Et je n’écris toujours pas plus qu’en 2009.

Voilà pour les grandes tendances que l’on peut dégager de ce début d’année.

Pourtant j’ai un super stylo tout neuf tout doré tout brillant tout cher, mais surtout tout tout tout moche que j’ai gagné.

Bolchi6-441.jpg
Vous me direz, mais il fout quoi l’arpenteur à gagner des stylos ? Normalement c’est des chèques de 3000 euros qu’on gagne à coup de SMS surtaxés, afin de savoir si « le dernier acteur à avoir joué James Bond est Benoît XVI, Zizou, ou Daniel Craig, tapez 1, 2, ou 3,  je vous donne un indice il n’est pas français, on se revoit tout de suite après la pub à tout de suite merci beaucoup ».

Ben non, moi j’ai gagné un stylo cher et moche dans un concours de nouvelles organisé par un magazine national, qui a tout voulu savoir de moi, jusqu’à la couleur de ma tondeuse à gazon. Je suis resté aussi discret que possible, ce qui m’a valu un bref portrait un peu sarcastique, mais qu’aurait-elle pu écrire d’autre, vu le peu d’info que j’ai lâché.

Toutefois la publication de la nouvelle dans le dernier numéro du magazine en question signée de mon nom… a fait que je suis repéré.

Enfin pas tout à fait : aucune corrélation avec l’arpenteur n’a été divulguée.

Quoi qu’il en soit, ça se sait que j’écris, et que j’ai un stylo tout neuf. Et les retours que j’en ai sont à la fois surpris (oui, je suis quelqu’un de secret, et les virgules n’existent toujours pas officiellement) et flatteurs.

Ceux qui veulent pas flatter d’ailleurs, ne disent rien. Et il faut reconnaître que parmi les lecteurs de ce magazine, ce sont eux les plus nombreux…

Mais je ne me décourage pas, et si je dois prendre une bonne résolution, ce sera celle d’écrire un peu plus.

Ici. Et ailleurs.

D’ailleurs, d’après certains prévisionniste, en 2010, il y aura des trucs ovales, des grosses bougies, des tribunaux, et plein d’autres trucs, dont certains avec des poils. Et d’autres pas…

« Virgule » enfleuse de chevilles, par arpenteur, de passage depuis 1971

©photo arpenteur2009 – Punta Arenas, Chile

PS1 : si quelqu’un veut un stylo en or Dunhill, j’en ai un à vendre afin de remplacer partiellement le chèque de 3000 euros que je n’ai pas gagné par SMS, et de pouvoir partir arpenter. Parce qu’un stylo, c’est bien joli, mais ça nourrit pas son homme (enfin, pas à mon niveau en tout cas)… Je ferais mieux de jouer pendant les pubs, mais souvent c’est trop dur les questios, et pis la neige elle est trop mooooolllle…

PS2 (ça va me googliser ça, non ?) : si ça t’intéresse, j’ai gagné avec un version remaniée de ça, sur le thème « Tu parles d’un coup de foudre… »

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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 10:52

On va tous mourir.

Et pas de la grippe A, c’est démodé.

On va tous mourir.

Ni de rire, je suis pas le premier à le dire.

photos2009 0269
On va tous mourir.

Demain, probablement en fin de journée, parce qu’après-demain, il sera trop tard.

Apparemment certains ne le savaient pas encore. Alors on l'a dit et redit pendant des jours et des jours à Copenhague, à la télé, dans les journaux gratuits, et au Café du commerce (quoi que là j’ai plutôt entendu des « faut arrêter avec ces conneries »).

On va mourir les yeux fermés et la bouche pleine.

Alors on commencera peut-être à se demander pourquoi on s’en foutait autant quand des milliers d'humains mouraient chaque jour les yeux grand ouverts et le ventre vide.

Les élites nous ont crié dans les oreilles d’ouvrir les yeux, et assourdis par leur propre discours qui avait simplement pour but d’être un peu plus impressionnant que celui du voisin pour être sûr repris dans la presse, ils ont oublié de s’écouter.

Ou d’écouter ceux qu'ils prétendaient avoir entendu…

Et la montagne de papier a accouché d’une souris d’un rat aveugle qui va se repaître encore et encore des débris de notre absurde et frénétique consommation.

Certes il eût été injuste d’imposer à l’Afrique ou aux pays émergent des restrictions que l’on ne s’est jamais appliquées, et qui ont permis ce développement et ce mode de vie qui est devenu le modèle, et qui le restera encore longtemps. Peut-on en vouloir à ces pays d’essayer de nous imiter ? Non !

Et il n’y a pas de raisons qu’ils soient plus malins que nous, ils ont été décérébrés par la même télévision.

Alors que faire… ?

Et si on donnait un autre exemple ? Au quotidien.

J’ai la chance d’avoir assez arpenté la planète pour savoir au fond de mes tripes et de mon cœur qu’elle vaut la peine d’être aidée… à défaut d’être sauvée…

Afin qu’elle puisse au moins nous survivre. Elle le mérite bien plus que nous.

Alors soyons plus malins que nos dirigeants.

Nous sommes plus nombreux. Nous avons le pouvoir. Bien plus qu’eux, même s’ils ont réussi à faire croire le contraire à beaucoup de monde.

Soyons plus malins.

Réagissons. Ré-Agissons. Jour après jour, pas à pas, goutte après goutte.

Et sans se priver. Agir sur le futile, sur ce qui nous est indifférent, sans se priver de ce que l’on aime faire.

Sans dictature. Tout simplement.

Réfléchissons à chacun de nos déplacements, à leur utilité, à d’autres options.

Repensons notre façon de consommer. Le plus local possible, sans se priver, mais choisir avec discernement, quand on a le choix. Et avec le moins d’emballage possible. Je n’invente rien, soyons des consommACTEURS et plus des CONSommateurs.

Et hop, je te file un exemple pour pas une émission de CO2 de plus.

Refuser un seul sac en plastic par semaine et par foyer. Tu sais, ces petits sachets en plastic qu’on nous propose pour tout et n’importe quoi, même lorsqu’on achète un stylo en vrac, une capote ou un tampax, et qu’on utilise pendant au moins 22 minutes avant de le jeter...

Refuser un seul sac, un seul, par foyer et par semaine (c’est rien, on n’est d’accord là-dessus), engendrerait une économie de production (et de déchet) de 1'789'840'000 (1 milliard 789 millions 840 mille) sacs en plastic par année, et ce rien qu’en France (34 420 000 foyers).

Imaginons plus d’un refus par semaine, et au niveau de tous les pays occidentaux… Les chiffres peuvent donner le vertige. Mais dans le bon sens cette fois.

Et ce sans se priver de rien. Parce que le jour où tu en as besoin du sac en plastic, tu le prends, n’hésite pas. Mais quand tu en as déjà trois, et que ta poche suffit pour ranger ton achat, refuse ! Je sais au début ça va être difficile de refuser, tu as l’habitude de te précipiter sur ce qui est gratuit, on t’a éduqué à toujours accepter et remercier quand on te fait un cadeau, même s’il est pourri. Mais tu verras, on s’y fait, et un jour personne ne te regardera plus bizarrement quand tu refuseras, et un jour encore, on cessera de t’en proposer…

Tu veux un autre exemple, de saison et qui noie mon bureau de son évidente inutilité… ?

Les cartes de vœux. Arrête d’en envoyer en fin d’année. D’une part, ça t’emmerde prodigieusement de les écrire, tu n’as pas que ça à foutre toi non plus. Et d’autre part, réfléchis simplement à leur production, leur petites pochettes en plastic, l’enveloppe, l’encre plein de jolies couleurs, le papier, le transport pour les répartir dans le moindre petit magasin, dans chaque centre commercial, puis le transport pour la distribution, souvent des dizaines de kilomètres jusqu’à un centre de tri, pour être déposée le lendemain dans l’immeuble en face de chez toi.
Si tu n’es pas convaincu, pense à combien ça te coûte (achat et timbre), et réfléchis à ce que tu fais de celles que tu reçois… C’est bon, t’as réfléchis ? Ok. Eh bien alors, oui, désolé, mais celles que tu envoies subissent le même sort. Alors arrête. Un geste utile, sans te priver de rien…
Et si vraiment tu ne peux pas supporter l’idée de ne pas en envoyer, fais simplement un e-mail, avec un texte personnalisé, cela fera bien plus plaisir qu’une carte préimprimée. Ah, ah...C’est plus emmerdant ça, hein? de personnaliser... Ben alors te prends pas la tête, et arrête. Tu ne perdras ni clients, ni amis… Je sais, j’ai testé depuis toujours…

Réagis.

Réfléchis.

Et tu trouveras toi-même des dizaines d’autres exemples…

L’océan est fait de gouttes d’eau, et le voyage le plus long commence toujours par un pas.

A chacun de faire le sien.

Sois plus malin que ton dirigeant.

Et surtout, arrête de péter !!

« Humeur » responsable, par arpenteur, nauséeux depuis 1971

©photo arpenteur2008 – Mer d’Aral, Kazakhstan

PS : tu remarqueras que je ne t’ai pas parlé des guirlandes électriques et des rennes en plastic autour des maisons, ni de tes cadeaux de Noël… Je voudrais pas gâcher la fête…

Par Arpenteur - Publié dans : Humeur
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