Cachet postal

courrier des lecteurs, lettres d’insultes non anonymes, demandes d’autographes, commandes de produits dérivés, achat des droits pour le cinéma, conseils pour devenir joueur de pipeau professionnel, sponsoring à plus de cinq zéros, ou autres raisons indispensables de me contacter directement ? glissez votre message dans l’enveloppe, léchez le timbre, et collez-le ici 

 

 

 

***

DURA LEX...

Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens. 

 

 

 

 

 

 

 

Avec le temps va

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Cafter

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Jeudi 4 octobre 2007

Je me suis fait refiler un truc par ce brave Tancrède Lavomisse, qui lui-même l’a reçu directement de son inventrice ou –teuse (les profs de français me corrigeront), à savoir MadameJo

Et après on va dire que les Suisses ne sont pas créatifs ? 

 

Ce truc, c’est le jeu mondial de l’automne que jamais on en refera des comme ça. Ca ressemble à une chaîne, ça fonctionne comme une chaîne, ça a les mêmes avantages qu’une chaîne, à savoir sauver les blogueurs en mal d’inspiration (damned, je suis démasqué), mais ce n’est pas du Canada dry, ni une chaîne, c’est un jeu. 

En fait non, c’est une chaîne, j’en suis sûr, n’essayez pas de me rouler. 

Et comme vous le savez je ne réponds jamais aux chaînes. Mais cette fois-ci, je vais faire une exception, car d’une part, on sait d’où elle est partie, et suis curieux de voir où elle arrivera, et d’autre part, c’est bien con comme jeu. 

Et comme vous le savez, je suis terriblement sérieux quant il s’agit de trucs à la con. Mais surtout, ce jeu permettra un jour de vivre dans un monde idéal, où les préférences de chacun seront enfin connues, et respectées. Alors je me devais d’y apporter ma contribution. 

Voici les règles rédigées par l’initiatrice : 

Le nouveau grand jeu de l'automne.

Ce jeu nécessite classe et raffinement, que vous soyez prévenus.  Les règles:

1. Copie les trois questions qui te sont posées ainsi que les règles ici présentes sur ton blog et réponds-y (aux questions, pas aux règles) 

2. Trouve ensuite TROIS questions ayant la même forme, à savoir "Tu préfèrerais Truc Gerbant A ou Truc Gerbant B?" 

3. Tu choisis TROIS victimes et leur fais savoir - par blog interposé ou mail ou MSN, tu es grand, tu te démerdes - qu'ils/elles ont été sollicités pour le jeu de plus délicat de l'année. 

4. Pis si t'es cool, envoie un email à mdamejo at hotmail dot com parce que ça me ferait marrer de pouvoir suivre tout ça.  

 

Et voici les questions qui m’ont été refilées par Tancrède Lavomisse 

1.Tu préférerais avoir une bouche qui se transforme instantanément en trouduc dès que tu prends la parole en société ou plutôt des bras qui s'allongent brusquement de 25 mètres dès que tu entres dans des toilettes (ce qui a pour conséquence de rendre l'essuyage très compliqué, tu comprends?)? 

Ma réponse : considérant que quand j’ouvre la bouche, il n’est pas rare qu’en sorte de la merde, je prendrai la deuxième option et j’engagerai Tancrède pour me lustrer le fondement… avec du papier triple épaisseur spécial douceur, et pas autre chose, qu’est-ce que vous allez imaginer bande de gros dégueulasses… 

2.Tu préférerais avoir des aiguilles à la place des poils pubiens ou que ta salive soit remplacée de façon permanente par de l'urine comportant une violente odeur d'après-asperges en note de tête? 

Ma réponse : des aiguilles à la place des poils pubiens, puis je m’offrirais une épilation définitive sous anesthésie générale, avec l’argent gagné en vendant des asperges au marché du mercredi matin. 

3.Tu préférerais devoir utiliser des préservatifs en laine de verre ou être contraint de recourir à de la vaseline dans laquelle quelqu'un aurait balancé une bonne poignée de sable? 

Ma réponse : ça dépend, la laine de verre, elle est à l’intérieur ou à l’extérieur du préservatif ? Parce que moi des questions à la con, je veux bien, mais qu’elles soient claires… 

*** 

Vous remarquez que tout tourne autour du cul, ce qui est consternant. Mais ainsi va le monde non ? Et peut-on demander plus à un homme dégoût tel que lui… 

Maintenant, il me reste à vous refiler trois questions, et à trouver trois victimes non consentantes… 

Les questions : 

1. Préfères-tu A. être suivi/e en permanence par une famille de canards (papa, maman, et 17 canetons) ou B. que cela fasse un énorme bruit de pet (avec l’odeur qui va avec) à chaque fois que tu t’assieds (oui, il fallait un peu de cul, désolé, mais c’est Lavomisse qui m’a filé ça, donc c’est un peu un hommage que je lui fait) 

2. Préfères-tu A. te transformer en playmobil, et ne plus avoir ni les bras ni les mains flexibles, ce qui est très compliqué pour boire une bière ou un jus de goyave, se torcher, se mettre les doigts dans le pif, et enlever ses lunettes, ou alors B. répondre à cette chaîne ? (je t’ai vu tendre ton bras et essayer de boire comme un/e playmobil, inutile de faire l’innocent/e) 

3. Préfères-tu A. être suivi en permanence par une fanfare villageoise de 42 membres, qui ne connaît que trois morceaux, ne dort jamais, et a toujours soif, ou B. être transformé dans le chiffre 8 de l’article 118 du code de procédure pénale estonien, édition de poche 2001 ? 

Les victimes : Kir, qui a un évident potentiel pour ce genre de choses, Bonpourtonpoil parce que chacun des ses billets est un beau cadeau, alors je voulais lui en faire un aussi et je le sais capable de faire des trucs à la con, puisqu’il est à l’armée en ce moment, et les Ra7or, comme ça j’ai une fille, un poilu, et un groupe… pas de jaloux… D’ailleurs, peuvent participer tous ceux qui veulent finalement… 

Ca c’est mon côté consensuel suisse qui prend le dessus. 

« Virgule » à la con, par arpenteur, enchaîné depuis 1971 

Edit bonus pour pas un rond de plus : préfères-tu être l’enfant de Paris Hilton ou de Britney Spears… ?

(c)photo arpenteur2006 - jasper, canada

par Arpenteur publié dans : Virgules
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Lundi 1 octobre 2007

Je sais, tu es perspicace, et tu as bon goût, vu que tu es ici. Donc cela ne fait aucun doute, tu as remarqué l’évènement historique qui a bouleversé la vie de ce blog : aucun billet pendant 15 jours, alors que l’arpenteur n’est pas parti arpenter quoi que ce soit, si ce n’est le parquet bon marché de son bureau…

Et là, tout fier, je te vois bomber le torse et te dire « je l’savais, j’avais bien vu qu’il se passait quelque chose d’historique ». Inutile d’aller te la péter auprès de tout tes potes, ni de t’inscrire avec la fougue d’un moustique un soir d’été à la première fac d’histoire venue. C’était quand même pas si difficile que ça à trouver.

Que s’est-il passé pendant tout ce temps, te demandes-tu, et tu as bien raison vilain petit curieux/espèce de grosse commère (oui, ce blog est unisexe).

La vie de l’arpenteur serait-elle devenue tellement passionnante qu’il n’a plus de raison de bloguer et qu’il va laisser la blogosphère orpheline du site le plus influent et drôle au nord de la route des cerisiers, pour devenir mannequin chez Liebig ?

Non, c’est simplement que l’inspiration de l’arpenteur est devenue aussi stérile qu’un parpaing de béton congelé dans un bac de désinfectant.

Certes j’aurais pu faire des gogol-liste ce qui m’aurait sans doute informé sur le pourquoi du comment les statistiques sont toujours aussi réjouissantes et stables malgré ce silence. Mais mon hébergeur ne me le permet pas.

J’aurais pu vous présenter la dernière crème anti-ridules-temporales-à-orientation-bidirectionnelle à base d’algues cueillies de la main droite par des filles uniques vierges et gauchères vivant dans la banlieue ouest de Maubeuge, algue dont il est scientifiquement prouvé que 100% de ses consommatrices dépensent de l’argent et ont six autres potions à base de légumes marins dans leur salle de bain. Mais les grandes marques cosmétiques se sont rendues compte que ce blog a du poil aux pattes, et ont renoncé à m’envoyer des cadeaux pour que je leur fasse de la pub à l’œil pour les remercier du fait qu’un jour une de leurs commerciales a parcouru ces pages pendant son temps de travail.

J’aurais aussi pu répondre à une chaîne, ou mieux encore en créer une, qui serait si bien foutue qu’elle ferait plusieurs fois le tour du monde et serait traduite en 249 langues, de telle sorte que personne sur les restes de la planète n’ignorerait que Vassili, un tourneur de bois bouriate récemment divorcé, ne met jamais de parmesan sur son omoul séché et lit en ce moment « Guère de pets » dernier opuscule (ce mot est drôle non ?) de son proctologue, à qui il pense d’ailleurs refiler la chaîne.

Je suis même allé jusqu’à imaginer vous présenter une recette. Mais considérant que lorsque j’entre dans une cuisine, les ingrédients les plus indispensables sont une trousse de secours particulièrement bien fournie, et du matériel de nettoyage industriel plutôt que des produits frais et comestibles à consommer 5 fois par jour, j’ai renoncé, sauvant ainsi la vie aux quelques centaines de personnes qui prennent le risque de s’arrêter ici. Pour commémorer ce fait héroïque, une plaque a d’ailleurs été déposée voilà 18 minutes sur ma maison natale, en présence d’un Conseiller communal, et de Mme Grumelle.

J’ai pensé vous parler d’un film qui m’a fait beaucoup rire, ainsi que toute la salle (ce qui est plutôt bon signe, car je suis un peu trop bon public bon public bon public). Sans hésiter, je considère ce film comme le meilleur long métrage à base de cercueil, de valium, et de nain, de sa génération. Mais comme vous passez votre temps sur les blogs, vous n’irez sans doute jamais au cinéma manger des pop-corn pour faire chier votre voisin, tout en regardant « Death at a funeral » ou « Joyeuses funérailles » pour les anglophobes.

Quoi qu’il en soit, je trouve que j’ai fait un billet très moyen, et que j’ai manqué de réalisme à la conclusion, mais l’important c’est que je me resaisisse, et que lors du prochain post, j’aille chercher les trois points, si je veux que le public soit toujours fidèle. Mais il faut rester concentrer, travailler dur à l’entraînement, et prendre les billets les uns après les autres, et les résultats viendront tous seuls.

« Virgule » vide, par arpenteur, vide depuis 1971

*NB : pour ceux que ne comprennent pas le titre, rien.

(c)photo arpenteur2006 - boston, usa

par Arpenteur publié dans : Virgules
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Mercredi 19 septembre 2007

Une compagnie anglaise s’est assurée contre Nessie.

Vous allez me dire : « Nessie, le prochain ouragan qui va dévaster la Perfide Albion ? ». Que nenni…

Non, non, il s'agit plutôt de Nessie Le-monstre-du-Loch-Ness, de son nom de famille. Vous savez l’espèce de bestiole qui se cache au fond du lac depuis des centaines d’années (quelle longévité quand même), et sur laquelle on fait des livres qui font peur, ou des films avec des bateaux et des scientifiques alcooliques amoureux de la fille du pêcheur.

Cette compagnie a organisé un duathlon « course à pied-cyclisme » sur les rives du loch Ness (c’est comme un lac mais avec un kilt). Et elle s’est assurée contre le risque qu’un coureur soit blessé ou tué par une attaque du monstre du Loch Ness (ici), qui se déciderait à sortir de l’eau et à participer à la course, ce qui serait très con, car depuis le temps que son vélo est au fond du lac, il doit être encore plus rouillé que la hanche artificielle de Johnny Hallyday.

Mais sait-on jamais, cette brave Nessie est peut-être mauvaise perdante, et pourrait décider de bouffer quelques adversaires histoire de s’assurer une place sur le podium, pour que l’on parle enfin d’elle.

Et là, vous êtes d’accord que le courtier en assurance qui a fait avaler ça aux organisateurs de la course mérite d’être félicité et couvert de lauriers gourmettes en or sur plusieurs générations. Depuis, il doit être autant courtisé que le pied gauche de Beckham ou une place pour la prochaine saison de la « Nouvelle PopStar Academy Story de la tentation ». Va pas tarder à se faire débaucher celui-ci. Ou augmenter.

Mais finalement, un assureur ça vend quoi ?

De la peur.

Et la peur, comme tous les produits qui se vendent, il faut pouvoir le couper en tranches, ou l’emballer dans un paquet cadeau pour l’anniversaire de l’oncle Théobald...

Mais je voudrais bien t’y voir toi, à déterminer concrètement la peur, hein ? La peur, ça se mesure comment ? 

En grammes ? « Je vous en mets 750g, il vous en faut au moins ça, même si vos amis ne sont pas des grands mangeurs, sinon aucune chance qu’ils aient une boule au ventre ».

En mètres ? « Vous avez un espace de 3m2. Je pense que vous devez en prendre 1m2 au minimum, sinon vous risquez de viser à côté quand vous voudrez mettre la tête dans le sable ».

En minutes ? « A votre place, j’hésiterai pas à prendre le pack 24h. De la peur 24/24 comme si vous y étiez. Vous en aurez pour votre argent, et sans aucun risque. C’est vrai que c’est un peu cher, mais c’est notre produit phare. Celui qui marche le mieux, c’est quand même le signe que c’est un produit de qualité ».

En taille de confection ? « Il vous faudra bien du 46 si vous voulez pouvoir vous chier au frac en toute tranquillité. Mais bon, vous faîtes comme vous voulez. Si vous êtes prête à assumer le risque. C’est un peu dommage de ne pas prendre le plus sûr, pour le peu de différence de prix. Mais je ne veux pas vous forcer la main Madame Poinchteaux, c’est juste que c’est jamais sympa de faire aux culottes quand on a pris un modèle un peu serré, pour le simple prétexte qu’avec votre retraite vous n’arrivez pas à manger tous les jours du mois. Et on vous offre un chapelet en prime ».

En couleurs peut-être ? « Le mieux c’est la bleue. Le vert c’est pas mal aussi, mais c’est un peu passé de mode d’être vert de trouille. C’est un produit plutôt pour les gens qui n’aiment pas le risque. Par contre vous, comme je vous vois là, la bleue vous irait très bien ».

Et apparemment, les courtiers de la peur ont de très bons clients parmi certains partis politiques aussi. Faut bien se diversifier, surtout en cette période d’élections fédérales.

Mais la question est : jusqu’où s’arrêteront-ils ?

Parce que si les courtiers parviennent à vendre une assurance contre le monstre du Loch Ness qui aurait une subite envie de ne faire qu’une bouchée d’un joggeur, sans même recracher les lacets de ses nike, on se demande jusqu’où ça peut aller.

Une assurance complémentaire pour la voiture en cas de collision avec le traineau du Père-Noël, pour autant qu’il soit tiré par 4 rennes turquoise à pois jaunes ? Une couverture totale contre les dégâts que pourrait faire Louis VI Le Gros à votre frigo s’il décidait de vous cambrioler ? La protection qui vous garantit contre le fait de tomber enceinte à condition que vous vous fassiez stériliser ? Le rapatriement en première classe si lors de vos vacances aux Canaries vous entendez parler espagnol ? Un billet influent et drôle pour les jours où vous manquez d’inspiration sur votre blog ?

Ah tiens, je vais la souscrire celle-ci… Oops, j’ai mal au c… me serais-je encore fait avoir ?

« Humeur » multirisque, par Arpenteur, assureur depuis 1971

(c)photo arpenteur2007 - johannesburg, afrique du sud

par Arpenteur publié dans : Humeur
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Vendredi 7 septembre 2007

En France, l’événement capital de ce mois de septembre, c’est du sport. Chez nos néanmoins voisins héxagonaux, il y a la Coupe du monde entier de rugby. C’est comme le Mondial mais sans les figurines Panini.

Le rugby est un sport d’équipe, ce qui est très rigolo quand on est à poil dans les vestiaires. Le problème c’est qu’il y a toujours Jean-Gaspard qui déconne avec son téléphone portable qui fait des photos avec 5 millions de pixel et son index droit. Et finalement, tout le monde se retrouve affiché un peu partout grâce à et dans ce plus simple appareil. Mais franchement, on se marre bien.

Le rugby, c’est un sport qui vient d’Angleterre, comme tous les sports, sauf le sumo, qui vient des problèmes d’obésité.

Ce sport ressemble un peu au football, parce que pour jouer, il faut de l’herbe. Ou de la glace, mais alors c’est du hockey.

Mais surtout le rugby c’est différent du football, parce que sinon les Brésiliens sauraient jouer.

Tout d’abord, au foot par exemple, un seul joueur un peu chétif peut faire tomber un attaquant en soufflant dessus. C’est un sport très violent parce qu’ensuite l’attaquant vole dans les airs, puis retombe le nez dans l’herbe en se tenant le genou gauche, roule sur plusieurs centaines de mètres, emporté par la violence du choc, en pleurant, et en appelant sa mère. Alors l’arbitre appelle l’ascenseur, et le Dr. Mamour vient avec du déodorant, et le vaporise sur le genou du numéro 9, pour que ça ne sente plus le gazon mouillé, mais les cocotiers un matin de printemps.

Par contre, les joueurs de rugby sont différents. Ils sont un peu plus solides (sans doute à cause des matériaux utilisés pour leur construction). Il faut se mettre à XV (ou XIII si c’est du rugby à treize) pour faire tomber un adversaire.

Souvent les rugbymans sont orphelins, et en effet, ils n’appellent jamais leur mère. Enfin, ils sentent mauvais des genoux, puisque personne ne leur amène du déodorant, quand ils se salissent les shorts en tombant sur la pelouse.

Les joueurs de rugby ont un cerveau, et pour éviter de le perdre pendant le match, ils se mettent du scotch autour de la tête, ça tient mieux que le gel. Par contre, les footballeurs se coiffent avec du gel, et mettent du scotch à leurs chevilles, pour ne pas perdre leurs pieds (d’où l’expression « con comme ses pieds »).

Le ballon de rugby aussi est handicapé différent. C’est un peu comme une balle de tennis, mais en fait non. Il est ovale, et quand il tombe, il rebondit un peu n’importe où et c’est marrant parce que les joueurs courent après sans réussir à l’attraper. C’est là que toi tu souris parce qu’ils ont vraiment l’air con. L’inventeur du rugby était quelqu’un de très facétieux, et un peu rouquin.

Quelque chose de typique du rugby, c’est le mikado la mêlée : les joueurs se mettent en tas sur le ballon pour qu’il arrête de rebondir n’importe où. C’est une phase de jeu très délicate, parce que je le rappelle, personne n’apporte de déodorant aux rugbymans. C’est pour ça que beaucoup préfèrent avoir le nez cassé plutôt qu’un nez qui fonctionne. L’arbitre regarde la mêlée, et doit deviner qui a attrapé le ballon. Quand il pense avoir trouvé, il lève un bras et siffle. Alors tout le monde se relève en remettant ses shorts en place, et le gagnant donne le ballon à l’arbitre, qui est content.

Au foot, les joueurs se mettent en tas aussi, mais seulement quand le ballon est dans le but adverse. Ce qui rend la mêlée tout à fait inutile, puisque le ballon n’est même pas sous eux. Mais bon, allez expliquer ça à des footballeurs.

Au rugby, le but du jeu, c’est de gagner le match. Sinon, il n’y a pas de troisième mi-temps. Pour gagner le match, il faut faire des essais, parce que c’est pas facile.

Si un joueur arrive à porter le ballon derrière la ligne, c’est un très bel essai. Pour le récompenser, on lui permet du tirer par-dessus les buts, à condition qu’il arrive à marcher en arrière en comptant ses pas.

Paradoxalement, au rugby, pour faire avancer le ballon, on ne peut le passer qu’en arrière. Ca s’appelle une superbe ouverture, alors qu’au foot on dit que « c’est de l’antijeu, ils font chier à toujours temporiser ces italiens ».

Les nations les plus fortes au rugby parlent anglais, mais personne ne sait pourquoi, et y en a même qui s’en foutent de le savoir. Elles se donnent toutes des surnoms à base d’animaux exotiques : walibis, springboks, kiwis (qui sont des animaux s’ils ont des pattes, et des desserts s’ils ont une cuiller plantée au milieu). Il y a une équipe qui s’appelle « à la rose » parce qu’ils mettent du déo, et une qui s’appelle les bleus, parce qu’ils ont la peau qui marque vite. Enfin, il y a Tonga et Fidgi, qui ne sont pas très forts, donc leurs adversaires les finissent sous la douche.

Avant le début du match, ceux qui sont habillés en noir se tapent sur les cuisses en tirant la langue à leurs adversaires, ce qui n’est pas très poli. Mais comme le carton rouge n’existe pas Zidane ne joue pas au rugby tout le monde s’en fout.

Après le match, les joueurs posent pour des calendriers dans les vestiaires, pour savoir quand ils doivent revenir au stade.

Enfin, la troisième mi-temps peut commencer. C’est une phase de jeu à base de tapes dans le dos, de bières et autres breuvages, pour laquelle le scotch n’est plus nécessaire, en tout cas pas autour de la tête…

Pour conclure, on peut dire qu’au rugby c’est toujours les noirs qui gagnent, et les autres qui ont des bleus…

« Virgule » ovale, par Arpenteur, trois-quarts aile depuis 1971

(c)photo arpenteur2007 - puglie, italie

par Arpenteur publié dans : Virgules
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Mardi 4 septembre 2007

Je sais que vous attendez avec l’impatience d’un petit puceau le soir du bal de fin d’année, le résultat du concours du millénaire qui vous a tenu en haleine depuis quelques jours:

Qui a posté le millième commentaire trente-trois commentaires trop tard ?

Et je comprends cette impatience. De nombreux médias m’ont contacté afin d’avoir l’exclusivité sur le résultat et sur la photo promise au vainqueur. Refusant tout contrat susceptible de mettre en danger mon indépendance qui dérange les puissants, à moins de 2 zéros après un 9, j’ai rejeté toutes leurs offres.

Pour sauvegarder la liberté de parole et la souveraineté de ce blog. C’est comme ça, on est incorruptible où on ne l’est pas.

Malheureusement pour la foule en délire aux yeux rivés sur cet écran (oui, c’est toi la foule en délire : regarde ta langue pendante, et le filet de bave impatiente qui vient de se poser en douceur sur les lames de ton plancher le « B » de ton clavier), des circonstances indépendantes de ma volonté m’ont contraint d’annuler la cérémonie de remise des prix.

Oui, je sais ça fait mal. Mais je vous promets que c’est encore plus douloureux pour moi. Non, n’insistez pas. Je préfère ne pas en parler, c’est trop pénible. Merci de votre compréhension.

Au passage j’aimerais remercier l’équipe de chirurgiens qui m’a permis malgré tout d’écrire ce post en Urgences, entre deux tournages de Grey’s Anatomy.

Par contre, vu votre aimable et complice participation, je vais quand même vous annoncer les résultats.

Certains ont tenté vainement de mendier un indice pour poster au bon moment, d’autres ont posté souvent, en mentant espérer ne pas avoir gagné, et d’autres encore, les plus nombreux, n’ont pas commenté, parce que les tondeuses à gazon ne les excitent pas. Ce que je n’arrive pas à comprendre, malgré ma légendaire ouverture d’esprit.

Donc, ont failli gagner (ici je vais remettre des chiffres, parce que ça fait vraiment plus sérieux) :

No 1029 : schizo-estelle, qui fort judicieusement a commenté sur une « nouvelle mauvaise » plutôt que sur le post du concours, et qui a bien failli l’emporter avec son « c’est du grand art… » et son « chapeau c’est toujours aussi bluffant ». Mais je suis incorruptible, et je ne me laisserai pas séduire par le commentaire de cette femme totalement atteinte psychiatriquement je le rappelle, elle le dit d’ailleurs elle-même mieux que bien.

No 1030, 1031, 1032 : STV blanc comme neige, qui tente un bombardement massif, en commentant d’un coup les trois derniers billets. Malheureusement pour lui, les dommages ne furent que collatéraux. Mais à un flocon de neige près (37 secondes…si, si, il a presque fallu la photo finish), il remportait le gros lot, qui dans son pays de 2067 ne lui servirait de toute façon à rien. Une pelle à neige lui serait plus utile.

No 1034 : eh ben dis donc, ça y était presque… Byalpel, qui essaie vainement de gagner un truc ici, puisque je ne paie toujours pas ma cotisation chez lui. Je précise que ce n’est pas de la mauvaise volonté, car ça en vaut la peine, mais mon pays ne fait pas partie de ceux autorisés à payer sur son blog. Tant mieux… Et dommage, car la photo aurait été super dans la chambre de Tafille.

Et a gagné :

1033 : le grand vainqueur, qui est une fille (enfin je crois), m’a été amenée par Fyfe, que je remercie vivement. Il s’agit de Mo, qui n’a pas de blog (si si, ça existe encore),  et qui a commenté sur « Voir Rome et mourir » le 30.08.2007 à 11h36.05. Je félicite donc Mo pour cette première mais ô combien efficace apparition, et qui a par hasard résumé l’effet que j’espère vous faire à tous, qui me faites le plaisir de venir arpenter mes quelques pages : « je ne suis pas déçue, je repasserai... ».

Par contre, Mo voudra bien m’excuser, mais impossible d’envoyer le prix, suite à la terrible dispute survenue entre ma tondeuse et moi lorsque je lui ai parlé du concours, comme le prouve cette photo parue dans la presse locale à la rubrique « jardinage »…

Je profite de l’occasion pour remercier mon chausse-pied, la touche « , » , la batterie  7.4V, l’arrosoir, ainsi que tous ceux et celles, commentateurs, teuses ou pas, qui passent un peu de temps ici, en espérant qu’ils prennent autant de plaisir que moi avec ces « mots qui marchent »...

« Virgule » impartiale, par Arpenteur, huissier de justice depuis 1971

(c)photo arpenteuse2007 

par Arpenteur publié dans : Virgules
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Mardi 28 août 2007

Quand on m’a abandonnée sur ce trottoir de Barcelone, je ne croyais plus en rien. Au désespoir, j’attendais le prochain orage d’été, le souhaitant violent pour qu’il m’emporte dans ses flots. A quoi bon continuer à lutter…

J’étais perdue, et ce vieil homme qui sentait le rioja bas de gamme m’a recueillie. Il a posé sur moi un regard étonné et attendri, mais j’ai vite constaté que ma présence faisait naître une certaine angoisse.

Je lui posais un cas de conscience : fallait-il qu’il me garde ou qu’il se débarrasse de moi au plus vite ? Assis sur ses cartons, dans la Carrer de Sardenya, il m’a longuement regardée, ignorant totalement pour une fois, le flot des touristes qui défilaient devant lui, pour aller visiter la Sagrada Familia. Il a hésité, hésité, hésité. Ca m’a flattée. Mais je savais qu’il ne me garderait pas. Il n’était pas du genre à s’encombrer de quelqu’un comme moi. D’un air triste il m’a dit : « Je sais que je devrais te garder, mais tu comprends que c’est difficile pour moi. Ca pourrait changer toute ma vie, j’en suis conscient, lui donner un nouveau départ. Mais je n’aurais jamais assez de courage. Et puis je suis vieux, je n’ai plus assez de force pour m’occuper de toi correctement. Je ne saurais pas quoi faire pour t’aider à grandir encore, et nous offrir une nouvelle vie ».

C’était troublant de voir pleurer ce gros bonhomme. Je n’ai rien osé dire. J’ai simplement regardé les larmes rouler sur ses joues puis s’accrocher aux poils de sa barbe hirsute, se frayant un passage comme de courageux explorateurs dans une jungle qu’aucune d’entre elles n’avait plus traversée depuis longtemps. J’étais mal à l’aise de le rendre si triste. Alors quand il s’est levé, et m’a dit « Viens, je te paie un verre », ça m’a soulagée. Surtout qu’il avait comme par miracle retrouvé le sourire.

Il m’a emmenée dans une bodega sombre, tenue par un de ses amis, comme il disait. Il m’a présentée, et le petit homme trapu et mal rasé, dont le ventre tendu comme une pastèque débordait d’un long tablier rouge, a accepté de me garder quelque temps. Puis il est vite passé à autre chose. Un client lui avait commandé du jambon, et avec un grand couteau, il en coupait de fines tranches, avec une délicatesse que ses bras épais rendaient insoupçonnable. Ca sentait la friture et la fumée froide. Ne sachant trop que faire, je suis restée près de lui, même après la fermeture. Pendant des jours, je me suis tenue dans un coin du bar, à le regarder servir ses clients, en espérant pouvoir me rendre utile. Mais il travaillait beaucoup, et il a continué de m’ignorer.

Alors un soir, je suis partie.

J’ai suivi un groupe de jeunes étudiants. Ils étaient passablement éméchés, mais plutôt sympas. Ils me faisaient rire avec leur drôle d’accent, et sont passés de bar en bar, toute la nuit. On s’est beaucoup amusés, et je n’avais qu’une crainte : qu’ils me laissent en route, alors je me faisais discrète, mais disponible. Au petit matin, je me suis réveillée sur la plage de Barceloneta. Tout le monde avait disparu. Je ne me souvenais de rien. Je sentais la bière et j’avais du sable partout.

J’étais seule à nouveau, et je n’en menais pas large.

Tout près de moi, un petit garçon portant un maillot du Barça avec un gros No 9 dans le dos, tapait dans un ballon avec son grand-père, comme tous les dimanches matins. Il a été très étonné de me trouver là. Et en riant, il m’a montrée à son aïeul. J’avais tellement honte que j’aurais voulu disparaître sous terre. Mais ils ont été très gentils, et délicatement, ils m’ont aidée à me débarrasser du sable dont j’étais couverte.

Le petit garçon s’est offert une glace au chocolat, sous la supervision bienveillante de son grand-père qui tenait le ballon sous son bras.

Je suis restée près du vendeur, je les ai regardés s’éloigner lentement, et le No 9 a dit à son entraîneur du jour : « Tu n’oublieras pas de dire à Maman que je me suis acheté une glace tout seul, d’accord ? », puis ils ont disparu au coin d’une rue.

Je ne voulais plus rester là. Il fallait que je me prenne en main. J’ai profité de la première occasion qui se présentait, et j’ai partagé un taxi avec une femme qui s’achetait une boisson avant de partir pour la gare. Le contact a été facile entre nous. Rien ne me retenait en Espagne, et Florence a eu la générosité de m’emmener avec elle.

Nous sommes arrivées à Lutry, un petit village près de Lausanne. Elle m’avait avertie : « Tu sais, tu ne vas pas pouvoir travailler en Suisse. On considèrera que tu es totalement inutile. Je t’héberge quelque temps bien volontiers, mais si une occasion se présente, ce sera mieux pour toi que tu repartes. Tu vas t’encrasser ici, à ne rien pouvoir faire. »

Depuis son divorce d’avec Marco, elle vivait seule dans un petit deux-pièces décoré avec goût. Elle était restée en bons termes avec son ex-mari, et lorsque sa voiture est tombée en panne, elle est allée au garage que Marco avait repris de son père. Elle a appris que celui-ci devait bientôt rendre visite à sa grand-mère en Italie. Alors elle nous a présenté. J’ai pu rester là quelque temps, car il y avait une petite place juste à côté de l’atelier. Marco était vraiment passionné par son travail, et comme il passait plus de temps au garage que chez ses parents, chez lesquels il était retourné vivre après la séparation, je me suis un peu prise d’affection pour lui.

Alors quand il m’a proposé en riant de l’accompagner au mariage de sa cousine, en Italie, mon goût du voyage l’a emporté sur mon étonnement. Et puis c’était l’occasion rêvée de partir. Florence avait raison, je n’avais jamais rien pu faire en Suisse. Trop jeune, pas assez intégrée, trop étrangère. Il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas.

Alors j’ai dit banco, et j’ai laissé Marco tout organiser.

A Rome, nous logions chez sa grand-mère, dans un appartement étroit du vieux quartier, véritable dédale de petites ruelles. Ca sentait le frais, l’ancien, et la sauce tomate. Je me suis faite toute petite, et Marco s’est assis près de sa Nonna, une petite femme aux cheveux de jais malgré son âge avancé. Petite et fragile, il se dégageait d’elle une énergie qui inspirait tout sauf la sieste à l’italienne. Très vite il a fallu manger.

Je regardais Marco qui dévorait comme s’il n’avait plus mangé depuis des siècles. Manger, voilà quelque chose d’absolument sacré.  Enormes assiettes de spaghettis en entrée. Et entre chaque bouchée, ce gros verre de vin rouge, accompagné de limonade et de glaçons. Cela m’a paru barbare, mais apparemment c’était fort désaltérant. Puis ce fut la viande, le vin, les légumes à l’huile, le vin, les fruits. Pantagruélique. Et tous mangeaient comme si c’était leur dernier repas, comme si leur vie en dépendait, un œil dans l’assiette, l’autre sur l’omniprésente télévision, qu’on voit sans regarder, qu’on entend sans écouter, à se demander finalement ce qu’elle fait là.

C’est lorsque nous sommes allés faire quelques courses à l’épicerie, dans une des innombrables petites ruelles des environs, que je me suis égarée.

Marco s’est arrêté acheter une paire de lunettes à un marchand ambulant, puis je l’ai perdu de vue dans la foule. Ne sachant pas l’adresse de la Nonna, ni le moindre mot d’italien, j’ai eu la chance que le marchand m’emmène dans un bar où il a pris un espresso en expliquant au serveur que j’étais de France. Celui-ci m’a alors présentée à un couple de français, qui ont répondu en riant jaune au-dessus de leur verre de prosecco : « Non, nous sommes de Suisse ».

Totalement perdue, je les ai suivis. Les entendre parler français me faisait me sentir moins seule, et secrètement, j’espérais que le hasard me ferait croiser la route de Marco à nouveau.

Pourtant depuis quelques minutes, je commence sérieusement à en douter.

Quel étrange destin…

Mais je fais contre mauvaise fortune bon cœur, puisque grâce à mon plongeon dans la Fontaine de Trévi, Martin et Alice sont assurés de revenir un jour à Rome…

« Nouvelle mauvaise » vagabonde, par Arpenteur, banquier suisse depuis 1971

(c)photo arpenteur2004 - rome, italie

inspiré par ce billet de frenchmat

par Arpenteur publié dans : Nouvelles mauvaises
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Mercredi 22 août 2007

Je suis passé comme une vache espagnole qui pisse sous le sabot d’un cheval dans un jeu de quille sur une étape classique de l’expérience bloguesque. Mais je suis sûr que vous saurez vous montrer indulgents, car vous êtes totalement fans, et je vous comprends. Vous avez tellement bon goût.

Par contre, jusqu’ici, j’ai quand même fait mon possible pour respecter les traditions.

1. (je mets des chiffres, ça fait sérieux et organisé, et je crois que c’était le moment de donner un nouvel élan à ce blog) J’ai participé à une chaîne. Bon d’accord, une seule, mais c’est déjà ça non ? Une certaine forme de bizutage sans doute.

2. J’ai célébré le centième quatre-vingt-dix-neuvième nonante-neuvième billet, comme une étape, comme un col à passer, qui démontre que l’aventure des virgules n’était pas un feu de forêt estival, réduit à néant en direct à la télévision par des canadairs et des pompiers qui ne sont pas allés au bal.

3. J’ai écrit des billets aussi pénibles à écrire qu’à lire pour maintenir un certain rythme, et j’ai parfois (trop peu sans doute) répondu à des commentaires, afin de fidéliser la clientèle : « bonjour ma p’tite dame, comment va votre neveu ? toujours en fac de tournage de pouces ? c’est dingue l’été qu’on a eu, y a vraiment plus de saison ? alors ? comme d’habitude ? je viens de recevoir du calembour de premier choix, je vous en mets quelques-uns ? non, jamais le mardi ? ok, mais vous ne savez pas ce que vous manquez. Allez au revoir, et bonne journée. Salutations à votre mari, dites-lui de passer un jour, on ira se prendre un apéro. »

4. J’ai parlé du blog sur le blog, j’ai eu des pages blanches et des trous noirs, et j’aurais pu faire une gogoliste si mes stats me permettaient de savoir quoi que ce soit.

5. Et là, je me dois d’organiser le concours traditionnel et international du millénaire : un prix spécial pour le millième commentaire…

Le problème, c’est que peu attentif comme je le suis aux traditions (je rappelle que je ne tonds jamais ma pelouse le samedi, par exemple), le millième commentaire est passé.

Je pourrais néanmoins attribuer un prix à ce millième commentateur. Toutefois cela n’aurait pas l’effet de teasing et de boostage des commentaires avoué de ce genre de billet. Et quand je me mets à respecter une tradition, je le fais à fond.

Alors j’ai décidé d’attribuer un prix spécial du jury au 1033ème commentaire. Pourquoi ce chiffre, te demandes-tu avec la curiosité d’un petit faisan à l’aube de son dernier automne qui te caractérise ? Comme tu aimes le mystère et le suspens, je vais te montrer que je sais créer et entretenir un suspens à te faire vibrer les chaussettes pendant des heures, depuis mon stage intensif à la fac de la Plaine-St-Denis, où j’ai suivi avec application l’enseignement de Virginie Efira, et même un séminaire pratique donné par Nikos Aliagas… Et par conséquent, je ne répondrai pas à cette question avant que l’un d’entre vous m’ait remis par l’intermédiaire d’un huissier une « enveloppe qui contient le nom du vainqueur, encore une fois ça a été très serré, Virginie ».

Ceci étant dit. C’est dit.

Par contre, comme tout concours qui se respecte, celui-ci doit être doté d’un prix exceptionnel et tout à fait hallucinant, voire totalement rouge avec des roues.

Si, si. La production ne recule devant aucun sacrifice.

Donc le vainqueur (qui est un mot qui n’a pas vraiment de féminin, étrangement, mais vous pouvez participer mesdemoiselles et mesdames, bien évidemment), se verra remettre, lors d’une cérémonie toute empreinte d’émotion qui sera retransmise en direct sur ce blog (qui a été classé comme le plus drôle et le deuxième plus influent des blogs écrits à 620m d’altitude), un prix d’une valeur inestimable : une photo de moi pas nu et de ma tondeuse à gazon nue.

6. Aucun recours juridique ne sera admis (vous voyez que les chiffres ça fait tout de suite plus sérieux ?)

« Virgule » de concours, par Arpenteur, millénariste depuis 1971

(c)photo arpenteur2007 - venise

par Arpenteur publié dans : Virgules
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Samedi 18 août 2007

Rescapé, ou plutôt vétéran d’une guerre qu’il ne veut pas perdre, celle de l’émancipation de sa femme qui s’est envolée pour des cieux qu’elle croit plus bleus, Matti décide de récupérer sa famille, et de contrer le manque de combativité dont elle l’accuse…