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DURA LEX...
Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens.
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L’évènement cinématographique mondial en ce moment chez nos néanmoins voisins hexagonaux, c’est que La Grande Vadrouille n’est plus le meilleur film de tous les temps…
Pour ton information, ébouriffé et vibrant fan de tecktonik égaré par ici, La Grande
Vadrouille c’est un film dans lequel jouent des gens morts qui ne sont pas Claude François, ni Thierry Gilardi.
En
résumé, c’est l’histoire d’un peintre en bâtiment et d’un chef d’orchestre à perruque (oui, je sais ça défrise), qui essaient de raccompagner des anglais moustachus qui sont tombés par
accident dans le zoo de Vincennes, et qui doivent rentrer avant samedi pour le match de rugby à Twickenham à 15h (ou 3pm pour les
bilingues). Le problème, c’est que des allemands qui n’aiment pas le rugby font tout pour les empêcher de regagner Londres. Mais grâce à des bonnes sœurs, des citrouilles, et des problèmes
oculaires dramatiques, tout le monde réussit à retourner en Angleterre, à se marier, et probablement à avoir beaucoup d’enfants rouquins.
Mais La Grande Vadrouille c’est fini. Fini les « Augustin ! Augustin !
Augustin ! », fini Stanislas Lefort et Big Moustatch, fini Tea for two aux bains turcs, fini les chaussures trop petites, les
ronflements-sifflements, la chambre 6, et les allemands qui louchent.
Maintenant, le plus grand film de tous les temps, c’est le film sur le nord (je crois qu’il faut dire
eul ch’nord), dans lequel il y a un accent bizarre, une poste, de la pluie, des bières, un carillon, des frites, un village qui finit par –Bergues, et des ch’tis.
Les ch’tis, c’est les gens du nord. Mais pas de n’importe quel nord… Le nord de la France, celui de
droite sur la carte. Sinon c’est des bretons, avec du cidre et des crêpes, au lieu de bière et de frites.
Mais pourquoi en faire un film, puisque chaque pays en a un, de nord ? (Sauf le pôle nord, mais
ce n’est pas un pays, alors ça va. De toute façon, s’il y a bien des esquimaux là-bas, il n’y a pas de cinémas alors…).
Même la Suisse a un nord. Vous allez dire, ce n’est pas étonnant, en Suisse il y a tout : une
équipe de foot (si, si), des banques qui frisent la faillite (si, si), un blog bleu, et une armée (si, si)...
Sur le nord de la Suisse, on n’a toutefois pas encore fait de film. On pourrait pourtant car il y a
tous les ingrédients pour que le Bircher Müesli prenne…
Il y a aussi un accent
bizarre (qui est presque carrément une langue, si, si, on peut même l’écrire parfois, si on n’a beaucoup de courage). Il y a des postes, de la pluie, de la bière, des röstis (c’est des frites
cuites différemment, avec lesquelles on peut faire des barrières), des villages qui finissent par –berg, et des ch’tis, mais avec l’accent on dit des « suisse-tote » ou des
« totos » quand on n’a pas le temps, voire des « bourbines »…
La seule différence, c’est que c’est un peu moins plat que le nord droit de la France. Et c’est là que
le cinéma suisse pourrait intervenir, car le cinéma suisse a ce pouvoir merveilleux de rendre plat tout ce qui ne l’est pas. La Belgique a d’ailleurs probablement été fondée par un réalisateur
suisse, d’où les similitudes chocolatières entre ces deux pays.
Le problème
c’est qu’un film suisse, sur n’importe quel nord, ferait peut-être un certain nombre d’entrées (sept ou huit), mais aucune sortie… et l’important au cinéma, c’est que les spectateurs ressortent,
et non qu’ils se suicident par tous les moyens avant l’entracte (et est-ce la raison pour laquelle en Suisse les sièges de cinéma sont systématiquement rouges ?)
Enfin… tant qu’à faire un ch’ti film sur le nord, autant que ce soit celui-ci : il y a au moins
autant de sorties que d’entrées…
« Virgule » plein nord, par
arpenteur, boussole depuis 1971
(c)photo arpenteur2003