De Hubert Cromagnon à l’Hubert Sessouel

Publié le par Arpenteur

Hubert Cromagnon, c’est un secret pour personne, ne s’épilait pas. Pas plus qu’il ne se mettait de crème anti-rides. Normal, à quoi bon, il n’avait pas de miroir.

Hubert Cromagnon, ne participait pas aux tâches ménagères, si ce n’est en déposant près du feu la dépouille encore tiède d’un quelconque petit rongeur (ben oui, il devait bien plus souvent attraper des petits trucs un peu ringards que des mammouths, soyons réalistes), pour nourrir Madame Hubert et les quelques enfants survivants, dont il s’employait à renouveler le cheptel tous les jours (Madame Hubert disait alors que son homme était bon chasseur, « mais trop sexuel »).

Le temps a passé. Les mammouths ont disparu. 

Le monde a changé, les femmes aussi. Hubert aussi. On a inventé des villes, avec le métro. Hubert est devenu métrosexuel.

Puis Hubert n’a plus pris le métro, et il est devenu « über » (sans doute la merveilleuse nouvelle orthographe s.m.s.ienne).

Hubert s’épile parfois, se regarde dans le miroir en se rasant, et participe aux taches ménagères, en faisant tomber de la pizza sur le canapé pendant la Champions League (si, si, parfois il les nettoie lui-même, à la mi-temps).

L’Hubert est devenu sexuel, et non plus animal. Perso, ça m’arrange, car la chasse au rongeur, c’est pas trop mon truc. Et puis se raser c’est quand même plus pratique pour manger des spaghettis à la crème. Essayer de cuisiner c’est sympa aussi et ça fait toujours plaisir. Et ça peut même faire hurler de rire (et ne dit-on pas « femme qui rit… » ?). Jouer avec des enfants, c’est le rêve non ? puisqu’on n’a jamais grandi. En plus on s’en fait féliciter au lieu de blâmer…

Alors merci à la journaliste Ariane Ferrier de remettre (ici) d’une plume étincelante l’église au milieu du village plutôt que le feu au centre de la grotte…

« Virgule » ethnologique, par Arpenteur, chasseur depuis 1971   

Publié dans Virgules

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Elle est à Part 08/08/2011 12:25



Il exsite aujourd'hui de grands bavoirs plastifiés, bien moches -je le concède-, mais néanmoins pratiques, qui permettent de manger des spaghettis à la crème sans pour autant redécorer une barbe
comme un sapin de Noël. (les petits filets de crème semblables à des guirlandes ... Vous voyez le tableau ? ) 


J'aime pas vraiment les bavoirs. Mais les spaghettis à la crème et les barbus, oui.