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DURA LEX...
Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens.
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Constatant avec une perspicacité qui m’honore, vous en conviendrez, que mon inspiration est aussi proche du sol que la pile de livres lus par Paris Hilton depuis mars 1984, je creuse à grands coups de pelle dans l’actualité pourtant fort bandante, à la recherche de quelque sujet digne de vos yeux délicats (Paris Hilton et bandante dans la même phrase… ca sent le carton ce billet).
Comme
je ne peux décemment vous abandonner plus longtemps, surtout que ce longtemps risque de durer encore plus longtemps, puisque je vais presque de ce pas prendre la mer qui prend l’homme, et comme
par hasard ce sera mardi, j’ai tiré au sport, et je suis tombé sur un grand classique du printemps : Roland Garros.
Vous allez me dire : « pas de quoi faire un billet »… et vous auriez raison.
Mais n’avez-vous pas remarqué que c’est une expression qui s’applique à 99.9994% des billets, pour ne pas dire des blogs, pour ne pas dire du web 2.0 (ça je ne sais toujours pas ce que c’est)…
Alors revenons à cet aviateur mort qu’est Roland Garros.
Surtout que ce n’est pas n’importe quel aviateur mort : il a été champion interscolaire de cyclisme en 1906, à une époque où le dopage n’existait pas. Comme maintenant en somme. C’est dire combien il était doué.
Raison pour laquelle on a baptisé un stade de tennis parisien à son nom.
Un aviateur aimant la bicyclette, et un stade de tennis, ça n’a rien à voir en effet, si ce n’est le goût prononcé de nos néanmoins voisins hexagonaux pour donner aux choses le nom de personnes mortes : une Poubelle, la Bibliothèque François Mitterrand, la Rue du Général de Gaulle, le Stade de France, le Boulevard Voltaire, la Fosse sceptique Nikos Aliagas, le Vestiaire Zinédine Zidane, ou autres Vomitorium Jean-Pierre Pernaud…
Dans le stade Roland Garros, des gens en short se passent une petite balle jaune, mais personne ne veux la garder, car « c’est trop non, fallait pas, vraiment… », et ils passent des heures à se la renvoyer en disant « tenez », « mais non, tenez » d’où l’origine du nom de ce sport.
A Paris, cette inhabituelle et pour le moins étrange politesse, n’est pas sans fasciner les foules, peu coutumières d’une telle prévoyance envers son prochain. Alors les parisiens, après s’être insultés dans la queue, s’installent autour des joueurs, et les regardent avec admiration, dans un silence religieux en secouant la tête de gauche à droite, et de droite à gauche pour les plus audacieux. Arbitre compris. Un tel succès ne pouvait laisser indifférent les médias, et par conséquent les sponsors.
Les joueurs, flairant la coke la bonne affaire, se sont mis à rivaliser d’adresse et de politesse, se renvoyant la balle à
qui mieux-mieux, jusqu’à ce que l’un abandonne en serrant la main gluante de sueur de l’autre.
Le gagnant s’excuse alors d’avoir gagné, pleure de désolation et loue le talent de son adversaire, qui promet de perdre encore plus élégamment la prochaine fois, devant un public époustouflé.
Pour les récompenser d’une telle leçon d’humilité, les organisateurs et les sponsors donnent au vainqueur un chèque avec plein de zéros, et celui-ci dit merci. On donne presque le même chèque au perdant, pour pas faire de jaloux.. Cela ne serait pas très poli de défavoriser l’un des invités. Et le perdant dit merci aussi.
Puis les joueurs s’en vont ensemble, bras dessus-dessous, en riant.
Pour résumer, le tennis est un sport de racket, où il faut éviter les coups de filet… Contrairement au cyclisme qui est un sport de pédale qui fait mal au cul…
« Virgule » en terre battue, par arpenteur, out depuis 1971
(c) photo arpenteuse2008 - Istanbul (c'est ce qu'il y de plus proche d'un filet dans mon stock)