Se la pète ici

courrier des lecteurs, lettres d’insultes non anonymes, demandes d’autographes, commandes de produits dérivés, achat des droits pour le cinéma, conseils pour devenir joueur de pipeau professionnel, sponsoring à plus de cinq zéros, ou autres raisons indispensables de me contacter directement ? glissez votre message dans l’enveloppe, léchez le timbre, et collez-le ici 

 

 

 

***

DURA LEX...

Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens. 

 

 

 

 

 

 

 

Avec le temps va

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Interviewage

Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 12:32

Bonjour, Gingle-Pub France-Télévision, tout d’abord merci d’avoir accepté de nous rencontrer pour ce premier volet des interviews de l’arpenteur. Vous êtes le héros du moment, un peu malgré vous, comment vivez-vous cela ?           
       Pour être honnête, ça m’a vraiment foutu un coup. J’ai beaucoup investi dans cette carrière, et ça commençait à bien marcher. J’étais sur le point d’obtenir plus de boulot, genre 4-5 apparitions par films. Et là, tout s’écroule… C’est dur à encaisser quand on a travaillé toute sa vie pour ça. Puis ça me fait de la peine pour la mythique pomme qui faisait « aahaaaadjoudjoudjoudjoudjou » et qui a tellement fait pour ce métier…
Qu’est ce qui va fondamentalement changer maintenant pour vous ?
       La bonne nouvelle c’est que je vais finir le boulot plus tôt le soir. Mais à quoi bon. Mes collègues du privé ne se sont pas fait virer eux. Quel intérêt d’avoir mes soirées de libre sans mes potes. Je sens que je vais finir par larver devant la télévision. Et croyez-moi, on est sans doute mieux dans la télévision de devant...
Et pour les téléspectateurs ?
       C’est là que mon éviction est très dangereuse. Rendez-vous compte de l’impact que mon départ va avoir sur l’économie, et sur la santé. Fini la petite pause pour aller se chercher un Kinder Pingui, une carotte rapée, ou une bière dans le frigo. Et ce ne sont que des exemples. Mais c’est sûr que cela va avoir un impact sur la fréquence de remplissage dudit frigo, et donc sur l’économie en général.
Vous parliez aussi d’un impact sanitaire ?
       Oui. Beaucoup qui dit moins accès au frigo dit moins de grignotage. Sur ce point-là, ce sera beaucoup plus efficace que les spots avec le petit bandeau préventif, que personne ne regardait puisque tout le monde est soit au frigo, soit aux toilettes. Donc du positif.

Mais le négatif, c’est sur la vessie que cela va se faire ressentir. Parce qu’il faut savoir que selon un étude récente diligentée par le professeur Germain Suarez-Duarte de l’Institut de plomberie sanitaire de Krasnoïarsk, moins de 3.2% de la population est capable de se retenir de pisser pendant un film entier, alors que 100% est capable de chier pendant une émission de Delarue. Alors comment faire sans pause de pub. Explosions de vessies et contractures de sphincters vont pulluler comme les billets sur les soldes en janvier sur les blogs de fille… Les urgences vont être débordées, et ce n’est vraiment pas le moment.
Vous vous retrouvez maintenant au chômage, dans la fleur de l’âge, avez-vous des projets ?
       C’est sûr que c’est pas facile. Le plus dur, c’est de voir que les copains vont se goinfrer maintenant. Le jackpot je vous dit : une intervention à chaque fois qu’un joueur de foot se roulera par terre, ou à chaque phrase dégoulinante de miel de Dawson avec la petite musique de fond... Mais je ne vais pas baisser les bras, et j’ai quelques projets, dont un film sur ma vie avec Will Smith pour jouer mon rôle, et Emma de Caunes pour les pubs Dim.
Que diriez-vous à un jeune qui envisage d’embrasser cette difficile carrière ?
       Je lui dirai : n’hésite pas fonce. Mais il faut être conscient qu’on est beaucoup plus regardé que les pubs. C’est une lourde responsabilité. Je lui conseillerais surtout d’aller dans le privé. Parce que fonctionnaire, tu te fais insulter tout le temps, et dès qu’il y a un souci, c’est sur toi que ça retombe.
Quel est votre meilleur souvenir dans cette longue carrière?
       Si je ne devais en garder qu'un ce serait le fait d'avoir été viré. J'en avais marre qu'on me prenne pour un con. Chaque fois, on m'annonçait à grand renfort de dents blanchies comme "une très très courte page de publicité, on revient tout de suite après, restez avec nous!" et là on montrait toute la suite de l'émission avant de me donner la parole, et la courte page durait 10 minutes, pendant lesquelles je me faisais royalement chier.... Alors finalement, je préfère me faire chier à la maison...
Merci Gingle Pub. Une dernière question : qu’allez-vous faire ce soir?
        Je vais jeter ma télécommande... Enfin...
"interviewage" télévisuel, par arpenteur, viré depuis 1971
(c)photo arpenteur2008 - Bukhara, Uzbekistan

Par Arpenteur - Publié dans : Interviewage
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 21:52

Cher Cupidon Bonjour, merci de nous recevoir, malgré un programme plus que chargé.

Merci à vous de m’avoir invité.

Je crois que tout le monde vous connaît, alors venons en directement au vif du sujet : on recommence à vous voir à poil dans toutes les vitrines, du magasin de décoration à la boucherie du coin, en passant par l’inévitable fleuriste et la boutique de lingerie. Franchement, Cupidon, la tournée 2009 n’est-elle pas celle de trop ?

Ecoutez, on me le reproche régulièrement, mais force est de reconnaître que je suis très attendu par mes fans, année après année. Je ne peux pas les abandonner ainsi. Comment feraient-ils ?

Comment expliquez-vous un tel succès ? Parce que vous ne vous renouvelez pas vraiment, et le secret de l’amour n’est-il pas d’être capable de se réinventer chaque jour ou presque, mais surtout le lundi ?

Je reste très basique. Il ne faut pas perturber ses clients son public par des changements trop fréquents. D’ailleurs, les changement ça crée toujours le doute. Apportez un bouquet de fleur à l’improviste, rien de tel pour que le « merci » qu’elle vous dira signifie en fait : « Le salaud, qu’est ce qu’il a à se faire pardonner encore ? ». Et dans l’autre sens c’est pareil : si une femme attend son homme au retour du boulot en lingerie, bas nylon, etc, le mec se demandera bien évidemment quel collègue de travail à réussi à booster ainsi la libido de sa moitié. Bon, d’abord, bien sûr, il va en profiter, putain, c’est pas tous les jours. Mais juste après, il commencera à se poser des questions… Donc une date fixe c’est important, ça rassure tout le monde…

Votre public est essentiellement féminin. Quel est votre secret ?

Sans vouloir me vanter, je crois que ma plastique y est pour beaucoup. Des fesses sublimes dans un corps d’enfant exposées dans tous les magasins, voilà de quoi assouvir les rêves de base de toutes les femmes : le cul, les enfants, et le shopping (je ne cite pas forcément dans l’ordre, les femmes sont toutes différentes, et c’est ce qui fait leur charme). Mais il faut faire rêver son public, voilà le secret. Et en toute honnêteté, les fesses, même comme les mien, ça fait vendre.

Vendre, nous y voilà. Cette énième tournée, ça sent un peu le pur produit commercial, pour ne pas dire le réchauffé, non ?

Je ne crois pas. Toutes ces filles et ces femmes qui attendent une petite attention, dont l’oubli est capable de remettre totalement en question une relation, ça n’a rien de commercial. Mais c’est vrai que le cœur de cible ce sont les hommes. C’est sur eux que repose toute la pression, toute la démarche marketing. Il faut les faire rêver aussi. Parce que les mecs, s’ils se mettent en quatre à la St-Valentin, c’est simplement parce qu’ils espèrent tirer un coup ce soir-là, et si possible avec la lingerie qu’ils lui ont offerte. Je vous l’ai déjà dit, pour vendre, rien de tel que le cul… Alors qu’en fait le grand succès, c’est d’avoir réussi à leur faire croire que le plus important, c’était de trouver le cadeau parfait, pour éviter de se faire larguer, et de devoir se frotter contre son coussin pour s’endormir dans un lit froid. Et nous revoilà au secret de toute cette affaire : le cul…

Vous n’avez jamais pensé vous recadrer vers quelque chose d’un peu moins commercial ?

Force est de reconnaître que réveiller sa femme pour l’emmener sur les toits regarder le lever de soleil emmitouflés dans une grosse couverture un matin de St-Valentin, c’est un truc à se faire engueuler parce qu’il fait froid et qu’elle va être en retard au boulot. Aller marcher sous la neige dans la forêt au clair de lune, c’est pas facile en ville surtout avec les gamins qui braillent à la maison, et jeter ensemble une grosse pierre dans une rivière pour en dévier un peu le cours, comme la rencontre à changé le cours de nos vies, ça a déjà été fait. Alors finalement, une carte format A4 avec un cœur qui clignote et un texte manuscrit piqué sur internet, un cœur en peluche gros comme ça, ou un bouquet de fleurs préemballé, ça n’emballe personne, mais ça sauve des couples.

Un brin cynique non ?

Non, je crois pas. Pas plus que tout le monde. J’ai une affaire à faire tourner. Avec la crise (c’est la crise, vous saviez pas ?), les actionnaires sont de plus en plus exigeants. Donc on mise à fond sur la marketing, ça met la pression sur les clients le public qui devient aussi de plus en plus exigeant. Le mec fait une folie, il y va de son couple. Pour nous c’est le gros lot, pour lui, c’est les lolos… Et finalement tout le monde est content. Alors même si je suis cul nu partout, j’ai des couilles en or… Et ça, toutes les femmes en rêvent…

« Interviewage » sans Valentin, par arpenteur, archer depuis 1971
(c)photo arpenteur2006 - suisse

Par Arpenteur - Publié dans : Interviewage
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés