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Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens. 

 

 

 

 

 

 

 

Avec le temps va

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Histomaton

Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /2007 12:54

Le passé a ceci de mystérieux, qu’il est assez mystérieux.

Et quand on tombe sur une photo, au fond d’un grenier poussiéreux, dans un tiroir sentant le renfermé et la vieille culotte, coincée entre les pages jaunies d’un livre, en général une bible, on se demande qui ça peut bien être. Et qu’est ce qu’ils ont foutu pour se retrouver en photo à une époque où les appareils photo étaient moins répandus que les téléphones, et où le happy slapping était éventuellement le nom d’un cocktail servi au casino de Gougeon-le-Vigousse, mais rien d’autre.

Grâce à des études d’histoire et d’archéologie particulièrement inexistantes, j’ai pu répondre à la question clé « mais qui sont ces gens, et que se passe-t-il ? », reconstituer certains évènements, et permettre ainsi de rendre le passé moins mystérieux, donc en fait moins mystérieux.

La scène se déroule au 18 de la rue Francis Cabrel à Crapotielles. Il est 13h16, un mardi, et il fait beau. Nous voyons là Jacques et Catherine, qui se faisait surnommer Kate, parce qu’elle se la pétait un peu.

Jacques et Kate sont mariés depuis 21 ans, et n’ont jamais eu d’enfants, ni beaucoup de goût vestimentaire. Aucune fantaisie, toujours vêtus de noir comme si ils portaient le deuil de leur télévision implosée. Ce qui était en fait le cas, mais ils n’osaient en parler à personne, c’était trop la honte de ne pas avoir de télé. Ce deuil douloureux avait au moins eu l’avantage de les faire sortir un peu, comme au temps de leur folle jeunesse, quand ils s’étaient installés en ville, et dansaient parfois jusqu’à 18h30 à la Taverne de la Gare.

Le dimanche précédent, ils s’étaient rendus au Multiplex de l’Avenue du 9 juillet, pour la séance de 14h30, et s’étaient une fois de plus demandé pourquoi les séances de l’après-midi étaient appelées des « matinées ». Ils ont pris un coca chacun, même s’ils préféraient le pepsi, mais le cinéma en question n’en vendait pas. Avec une grosse bassine de pop-corn au caramel, ils s’étaient installés dans la salle 12, qui rapidement avait été plongée dans le noir, pour une petite séance de publicité. Jacques pensa d’ailleurs que ce nouveau 4x4 serait idéal pour se rendre au travail. En effet, il était comptable chez Comptinvest, et la rampe du parking souterrain de l’immeuble dans lequel se trouvait son bureau était plutôt raide.

Dès que le film commença, ils se laissèrent emporter par l’histoire. Il faut dire qu’ils étaient bon public : ils ne parlaient pas, restaient assis pendant toute la représentation, et mangeaient leur pop-corn avec le plus de discrétion possible.

Sur le chemin du retour, Kate fit quelques reproches à Jacques : « tu ne m’aimes pas comme ça toi, notre histoire n’est pas aussi belle, jamais tu ne ferais de tels sacrifices ». Outré que l’on remette en question à ce point ses sentiments, Jacques ne dit rien, car il savait depuis 21 ans que quoi qu’il dise, il aurait tort. Ils commandèrent une pizza hawaïenne pour deux, et mangèrent en silence devant les restes noircis de leur téléviseur.

Cherchant le sommeil, Jacques trouva en fait la solution. Plutôt que de plaider sa cause devant Kate, il allait agir. Dès le lendemain matin, il se fit porter pâle, et se mit au travail. Il lui fallait quelques planches de bois, un bon marteau, obstruer toutes les bouches d’égout du quartier, et un plan des canalisations, qu’il trouva sur le site internet de la commune.

Le mardi à midi, il rentra exceptionnellement manger avec Kate. Celle-ci était toujours aussi boudeuse. Juste après le Kinder Pingui qu’ils mangeait chaque jour au dessert, Jacques qui avait mis son plus beau costume noir, coiffa sa casquette du dimanche, prit sa femme par la main, l’emmena devant la fenêtre, et d’un geste théâtral, il lui montra la rue : « Surprise ! ». Interloquée, Kate ne pipa mot, ni personne d’autre d’ailleurs. Elle n’aimait pas ça.

Son mari lui banda… les yeux, la fit descendre au rez-de-chaussée, et l’installa sur la petite barque qu’il avait construite, la veille. Il lui releva le foulard sur le front :

- Voilà c’est pour toi, dit-il en faisant avancer son navire dans la rue inondée. Je ne renverse peut-être pas des montagnes, mais je peux te donner l’océan. Ne dis pas que je ne t’aime pas après ça.

Kate était tétanisée de peur. Elle ne savait pas nager. Jacques reprit :

- Allez, arrête de faire la gueule, merde. Ecarte les bras, n’aies pas peur, tu peux crier… Je suis le roi du mooooonde…

« Histomaton » naufragé, par Arpenteur, archéologue depuis 1971

(c) photo trouvée dans les tiroirs de http://lefildutemps.free.fr

Par Arpenteur - Publié dans : Histomaton
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 08:21

Aujourd’hui, pour ce deuxième épisode exclusif des « histomatons » qui sont à la science ce que le parmesan est à la fiat 500, à savoir totalement inutiles, je vais vous présenter David. David, c’est le gars au milieu, avec les oreilles qui freinent.

Cette photo a été prise un jeudi, vers 17h04, au 93, Rue Emil Kostadinov à Crapotielles. On y voit David Cau Père et Fils. Peu imaginatif, le père Cau avait prénommé ses deux fils David, comme lui, ce qui compliquait grandement la tâche de sa femme lorsqu’elle appelait quelqu’un pour aller chercher du bois pour le fourneau.

La passion de David, c’était la gaudriole. Fort porté sur la chose, il faisait les enfants directement par deux, mais il trouvait que sa femme n’était pas assez gourmande. Il avait beau la couvrir de fleurs, lui dire des mots doux comme « velours », « sucre », « printemps », « peau de bébé », « marshmallow », et « t’es d’où ? », rien n’y faisait. Claudia n’éprouvait aucune envie de fantaisie. Elle se laissait prendre à l’occasion, comme le lui avait conseillé sa mère, mais David n’était pas dupe, et au lit, il se faisait chier comme un notaire avec une gastro, comme on disait à cette époque.

Le tenancier de l’estaminet où il noyait sa tristesse et ramollissait sa virilité à coup de schnaps lui dit un jour : « vous savez, tous les hommes rêvent d’une grosse cochonne et seuls les porcs en ont une ».

Ceci ne l’aida pas du tout, et il finit par aller essayer d’oublier tout ça à la bibliothèque Philippe Candeloro. C’est là qu’il est tombé sur un vieux grimoire de sorcellerie, qui prétendait qu’une ancestrale recette de saucisse de porc permettait au paysan sans le sou, de faire apparaître du bétail. David eut alors l’idée qui allait bouleverser sa vie au point qu’il se retrouve en photo quelque part dans le millénaire suivant : il allait confectionner des saucisses, et transformer sa femme en grosse cochonne.

Pour ce faire, il alla se réfugier dans l’appentis, et sa femme s’imaginait qu’il allait encore une fois se tirer sur le haricot. Que nenni. David Cau n’était pas végétarien. Il prépara la chair à saucisse en suivant scrupuleusement la vieille recette. Il y ajouta une goutte d’eau bénite, et des grains de framboise pour faire super frime et mettre un peu de couleur.

Il laissa reposer le tout, exposé aux rayons lunaires pendant 5 nuits. Au matin du sixième jour, il se gratta les couilles, et prit un café avec deux sucres. Au soir, c’est avec confiance qu’il offrit ce saucisson miracle à sa chère épouse, qui ravie des nouveaux talents culinaires de son mari avala tout. Pour une fois. Plutôt bon signe.

Au matin du septième jour, David se reposa, avec la satisfaction du devoir accompli. Sa femme était devenue une grosse cochonne. Il passèrent une très crapuleuse grasse (d’où l’origine de l’expression, d’ailleurs) matinée au lit. David avait retrouvé sa braguette magique.

Enchanté de ce nouvel élan dans son couple, David Cau prit rendez-vous chez le photographe du village, le père Radzit, dit aussi Papa Radzit, pour immortaliser cette famille qui faisait sa fierté. Malheureusement, le bonheur fut de courte durée, puisque Claudia Cau disparut mystérieusement fin février lorsque tous ses David Cau Père et  Fils, pour déconner, se déguisèrent en magiciens lors du carnaval.

Quelques années plus tard, on retrouva des plaques de lard séchant dans une cave, et on présuma que c’était elle, au vu du bracelet avec lequel elles étaient suspendues au clou planté dans une vieille poutre syrhonnée. Mais c’est probablement une légende.

De Claudia Cau, il ne reste rien d’autre que cette photo.

« Histomaton » boucher, par Arpenteur, magicien depuis 1971

PS oui, bon, je sais... désolé... Mais tu sais pas que c'est la crise ou quoi??

Par Arpenteur - Publié dans : Histomaton
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