Se la pète ici

courrier des lecteurs, lettres d’insultes non anonymes, demandes d’autographes, commandes de produits dérivés, achat des droits pour le cinéma, conseils pour devenir joueur de pipeau professionnel, sponsoring à plus de cinq zéros, ou autres raisons indispensables de me contacter directement ? glissez votre message dans l’enveloppe, léchez le timbre, et collez-le ici 

 

 

 

***

DURA LEX...

Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens. 

 

 

 

 

 

 

 

Avec le temps va

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Marque-page

Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 17:48

Inconnu à cette adresse, de Kressmann Taylor, Livre de Poche No 30111 

Très bref roman épistolaire d’une efficacité terrible. 

Quelques lettres échangées par dessus l’Atlantique, par dessus les libertés qui s’étiolent, et le fanatisme qui les dévore. 

Quelques timbres qui scellent un destin. 

J’aime. J’aimerais être aussi efficace en si peu de mots. 

Alors j’arrête, et je vous laisse le décacheter. 

« Marque page » postal, par Arpenteur, facteur depuis 1971 

Par Arpenteur - Publié dans : Marque-page
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /2006 09:12

American Rigolos, Chronique d’un grand pays, de Bill Bryson, Petite Bibliothèque Payot No 467

On en voit et lit tellement sur les américains. Qui de mieux pour nous les présenter vraiment qu’un des leurs. 

Un journaliste exilé rentre au pays, et pose un regard acéré, drôle souvent, pathétique parfois, mais toujours d’une étonnante tendresse sur son pays natal. Recueil de chroniques sur une Amérique profonde, effrayante et touchante. 

Tout simplement drôle. Très drôle. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux vaut en rire qu’en pleurer ? 

« Chaque année, 400'000 américains sont victimes de blessures provoquées par des lits, matelas ou oreillers. Cela représente plus de 2000 accidents par jour ». 

Donc, le temps de lire ce post, environ 2 américains auront été agressé par leur literie qui est par conséquent 10 fois plus dangereuse que les rasoirs (43465 accidents par an), que les appareils enregistreurs de son (46022 personnes qui s’étranglent avec le fil du dictaphone ?), et que les billets de banque (30274, possible, l’argent brûle les doigts de certains)… 

C’est sans doute pour cela que l’américain moyen reste sur son canapé, exposé à plus de 1'000 spots publicitaires par semaine à raison d’une coupure pub toutes les 7 minutes. 

Mais ce n’en est pas moins dangereux, puisque plus de 400'000 personnes par an sont victimes de canapés, divans, ou autres fauteuils. 

Donc selon mon calcul, il y 40 fois plus de risques d’être blessé par un matelas ou un divan que d’être tué, dans le pays à la plus forte criminalité du monde (23'000 meurtres). 

Pas grave, on peut toujours attaquer quelqu’un en justice, et rêver d’une substantielle indemnité. 

« A la suite d’une explosion, une usine chimique de Richmond en Californie a envoyé des nuages de fumée sur la ville. En quelques heures 200 avocats se sont abattus sur la communauté en distribuant des cartes de visites et en conseillant à chacun de se rendre à l’hôpital. Sur les 20'000 habitants qui leur ont obéi avec ardeur, (…) et ont fait la queue aux urgences devant les caméras, souriants et apparemment en excellente santé, seuls 20 ont été admis à l’hôpital. Bien qu’on n’ait recensé que de très rares dommages corporels bénins, 70'000 habitants, soit presque la totalité de la population ont réclamé des indemnités. L’usine a accepté de payer une indemnité de 180 millions de dollars, dont 40 sont allés dans la poche des avocats. » 

Pas étonnant si on sait que chaque année 90 millions de procès sont intentés, soit 1 pour 2.5 habitants. Pour des cas dont la gravité nous échappe à première vue d’ailleurs : au Texas, un couple poursuit l’entraîneur de l’équipe de baseball de son fils pour l’avoir mis sur la touche pendant un match, pour obtenir réparation « des humiliations et tortures mentales » de leur rejeton. 

Et il y a mieux pire… Si si, vraiment pire mieux. 

N’hésitez plus, et bon voyage, surtout évitez de vous allonger sur quoi que ce soit, sans y être forcé par une arme à feu, ou un avocat. 

« Marque-page » toujours plus à l’ouest, par Arpenteur, agent de voyage depuis 1971

Par Arpenteur - Publié dans : Marque-page
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /2006 17:06

J’ai mandaté divers consultants réputés, tous payés à coup d’Aston Martin flambant neuves et de sacs Migros remplis des billets neufs, lesquels ont constaté que la proportion des « Marque-pages » dans ce blog laissait à désirer par rapport aux autres catégories. Malgré mes lacunes en mathématiques, et suite à une contre-expertise, je fus obligé de l’admettre. Et un simple coup d’œil de votre part sur la droite (si, vous pouvez tourner la tête essayez, vous ne quitterez pas l’écran des yeux, rassurez-vous ), vous permettra de voir qu’encore une fois j’ai raison, et de vous ébahir d’une admiration légitime envers mon humble personne.

Ces faits incontestables vous amènent certainement à une question : l’arpenteur, depuis qu’il joue à écrire, ne lirait-il plus ? Question à laquelle je répondrai avec talent et à-propos : « que nenni. L’arpenteur ne joue pas à écrire, il tapote sur son clavier, ce qui toutefois ne l’empêche pas de toujours prendre grand plaisir à lire ». Et toc.

Par conséquent, pour rattraper cet incommensurable retard, et rester fidèle essayer de récupérer le coup avec une des raisons d’être de ce blog qui n’avait pas prévu de vivre si longtemps, ce pourquoi il vous remercie d’ailleurs, voici quelques propositions de lecture pour cette période, où le travail pour certains se fait plus rare, où les panses se tendent et les pensées se détendent, sous une couverture (de livre ?), en regardant la neige tomber (enfin si vous habitez au nord du cercle polaire uniquement). Donc au hasard, quelques suggestions parmi tant d’autres, une cinquantaine en 2006, sans aucun ordre de préférence :

Pour ceux qui aiment la glace, « L’odyssée de l’Endurance », de Sir Ernest Shackleton (Edition Phébus libretto) : carnet d’un voyage extraordinairement involontaire de l’équipage de l’Endurance, bloqué dans l’Antarctique, de 1915 à 1917, si, si… Tout simplement passionnant.

Pour ceux qui aiment la démocratie, « Globalia », de Jean-Christophe Ruffin, Edition Folio no 4230 : la recherche de la liberté dans une démocratie universelle et poussée à l’extrême, où pour plaire au plus grand nombre tout est total et idéal, de la liberté d’expression à la température extérieure, de la durée de vie au « minimum de prospérité ». Roman d’aventure et d’amour qui pousse le culte de la démocratie dans ses extrêmes retranchements, au point qu’elle n’en a plus que le nom.

Pour ceux qui aiment le vent, « Les cerfs-volants de Kaboul » de Khaled Hosseini, Edition 10/18 no 3939 : tendre histoire d’amitié entre deux enfants dans le Kaboul des années 70, qui finiront par traverser toute l’histoire mouvementée de ce pays. Amitié, lâcheté, culpabilité, rédemption. Une histoire prenante et touchante, premier roman d’un réfugié afghan aux USA, sorti de l’anonymat par le bouche à oreille. « Pour toi, un millier de fois… ».

Pour ceux qui aiment les histoires dans l’Histoire, « L’incendie de Berlin » d’Helga Schneider, Edition Pocket no12440 : Berlin,printemps 1945. Helga, fille d’une gardienne de camp, et d’un soldat au front, est élevée par sa belle-mère. Sa vie dans les caves, entre la faim, la soif, la terreur, et les mesquineries de voisinage, jusqu’à sa rencontre avec Hitler, quelques jours, avant que l’Armée rouge… ne la trouve… « Une œuvre de mémoire qui chavire le cœur et pétrifie l’âme ».

« Marque-page » en vrac, par Arpenteur, en retard depuis 1971

Par Arpenteur - Publié dans : Marque-page
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 08:04

J’aime offrir un livre neuf. C’est bien plus qu’un objet, c’est une histoire, des sensations, des émotions, des images, que chacun façonnera à sa propre manière, et par conséquent un cadeau unique.

Par contre, sans savoir pourquoi, j’ai de la peine à en offrir un que j’ai déjà lu, au sens physique du terme. Un livre lu se prête, ne se donne pas. Rien à voir avec le fait qu’offrir des objets « d’occasion » n’est pas très élégant, non. C’est plutôt qu’on ne s’approprie pas  uniquement l’histoire, mais aussi l’objet. Alors un livre lu se prête.

Mais comme celui-ci j’aimerais que vous puissiez le garder, je souhaiterais vous l’offrir neuf. Il y a des choses comme ça qui sont des bons moments qu’on a simplement envie de partager.

* * *

Joe Goffman, le personnage, est un écrivain qui a connu un grand succès avec son premier roman. Il y racontait avec cruauté son adolescence dans une toute petite ville de province américaine, comme on les imagine, avec ses maisons individuelles aux pelouses parfaites, sa rue commerçante, ses deux restaurants, et son inévitable lycée.

Il n’y a pas de secrets dans une petite ville de province. Tout se sait ; le seul critère, c’est ce dont les gens sont prêts à discuter avec vous.

Trentenaire riche et esseulé, le voilà forcé de revenir à Bush Falls, après 17 ans d’absence au chevet de son père mourant. Et contraint d’affronter l’hostilité des personnages de son roman, les fantômes de son passé,  et ses souvenirs. Il va découvrir que le passé n’est jamais loin.

Ces lycéens, qui ont signé le ballon de basket lorsqu’ils ont gagné le championnat, c’est presque comme ils savaient d’avance que rien ne serait jamais aussi bon que ce qu’ils étaient en train de vivre. Et pour moi, c’est tout le temps que je suis restée avec toi. Au cours des dix-sept années qui ont suivi, cette période de ma vie est devenu le ballon de mon étagère à trophées ; je pouvais le contempler tous les jours pour y retrouver un semblant de douceur, de souvenirs heureux.

Amitiés et rancoeurs, famille et douleurs, souvenirs et présent, une histoire pleine d’humour et de gravité. Joe va découvrir que son passé se meurt aussi, et parvenir ainsi à trouver son présent,  et son futur.

S’accrocher à la colère est une perte de temps ; et la vie est trop courte pour ça, bordel !

Alors je vous offre ce livre, autant que faire se peut, mais il faudra quand même aller le chercher vous-mêmes avec vos pieds et vos petites économies, dans votre librairie favorite… avant qu’elle ne ferme…

« Marque-page » très agréable, par Arpenteur, cafteur depuis 1971

Jonathan Tropper, Le Livre de Joe, collection 10/18 domaine étranger, no 3995

 

 

 

Par Arpenteur - Publié dans : Marque-page
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 08:06

Il y a quelques dizaines de post (oui, ce blog est vieux, et ce post a des ancêtres), j’avais parlé de l’homme « übersexuel », le descendant du métrosexuel, paraît-il. Le métrosexuel, David Abiker, c’est sans doute lui le roi du métro, le définit ainsi :

« Au début, je croyais qu’un métrosexuel, c’était un type qui avait un sexe suffisamment gros pour le montrer dans le RER en déployant tel un albatros, les pans de son imperméable. Je me trompais. Un métrosexuel est un type qui va au salon d’esthétique en plein samedi après-midi parce que ni sa femme ni ses filles n’ont envie de l’emmener voir un match de foot féminin. Voilà la vérité ».

Manuel de survie, au sens propre, de l’homme du vingt-et-unième siècle, « Le Musée de l’Homme » est un mode d’emploi hilarant et indispensable à tout mâle qui envisage de préserver quelques-uns de ses acquis, comme par exemple le droit de planter lui-même les clous dans un mur, quand sa femme a choisi d’y accrocher un tableau. Et le droit de se taper sur les doigts, de s’évanouir de douleur, et de tout oublier.

« Quelques jours plus tard on m’expliquera seulement que j’ai été expédié en urgence à la salle de bain, que sur le chemin, je prononçai des paroles incompréhensibles où il était question de clémence divine, de prostitution, et de la mère d’un ami (bon dieu de bordel de putain de sa mère) ».

L’auteur virevolte avec talent et un humour jubilatoire autour de tous les sujets auxquels l’homme d’aujourd’hui est confronté au quotidien ou presque, entre autre : la grossesse, la chirurgie esthétique, la femme qui travaille, les amies de la femme, les voitures, le bricolage, garder les enfants (ce qui signifie au sens propre, les garder, à savoir les conserver en bon état), les magazines féminins et les bonnets C.

Sans donner une véritable stratégie pour naviguer au travers de ces écueils de la vie qui lui donnent tout son goût, ce livre est toutefois plein de précieux conseils. Par exemple, il paraît qu’il vaut mieux éviter de se comporter avec sa femme comme un mafieux dans un film de gangster :

« Elle m’a regardé droit dans les yeux malgré l’interdiction que je lui en avais faite : "- écoute moi bien mon chéri, si tu refait même semblant de la lever, ta petite mimine, tu te retrouves en slip devant un juge aux affaires familiales, je te liquide ta collection de films mafieux dans le vide-ordures et tu ne me revois plus. Tu m’as comprise, ou tu veux que je te le grave à la lime à ongle sur ton petit bedon grassouillet ?" J’ai baissé la main, pas tranquille. Finalement j’ai dit : « je blaguais ». Ce qui m’a permis d’avoir le dernier mot. »

Ce récit débordant d’amour, je l’ai lu comme une déclaration d’humour…

Un témoignage poignant sur la condition "hommaine". Petit effet secondaire de ce livre : vous risquez de passer pour un con en riant tout seul, au fil de votre lecture.

A ne pas manquer, que vous ayez du poil aux pattes ou un blog de fille…

« Marque-page » désopilant, par Arpenteur, homme moderne depuis 1971

David Abiker, Le musée de l’homme – le fabuleux déclin de l’empire masculin, folio No 4505 ou Editions Michalon

Par Arpenteur - Publié dans : Marque-page
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /2007 08:48

Rescapé, ou plutôt vétéran d’une guerre qu’il ne veut pas perdre, celle de l’émancipation de sa femme qui s’est envolée pour des cieux qu’elle croit plus bleus, Matti décide de récupérer sa famille, et de contrer le manque de combativité dont elle l’accuse…

Mais comment reconquérir une femme à la fin du XXème siècle ? En lui offrant des rivières des bijoux, des croisières de rêve, des poèmes à en remplir la bibliothèque d’Alexandrie, ou un château en Espagne?

Non.

Matti, lui, sait.

Il va lui offrir la maison de ses rêves, en banlieue.

Et le voilà parti sur le chemin de la propriété immobilière, comme un combattant sur le sentier de la guerre.

Il repère les lieux, espionne, analyse les objectifs, les forces et les faiblesses de ses ennemis : « la tribu pavillonnaire semblait animée d’un puissant esprit de clan même si ses membres ne savaient sûrement pas grand-chose les uns des autres. Ils étaient soudés par leur type d’habitat et leur peur du changement. Ils parlaient avec effroi ou du moins avec retenue de la vie à l’extérieur de leur territoire. L’un d’eux se plaignait du projet de nouvelle piste cyclable qui entraînerait une modification radicale  des pipis du soir de son golden retriever ».

Puis il choisit sa cible, et lance son attaque.

Le théâtre des opérations est un quartier résidentiel, les tondeuses à gazon vrombissent comme des hélicoptères de combat sur le champ de bataille, les attaques chimiques sont urinaires et visent les rosiers, et le nerf de la guerre est le massage… Quoi de plus normal en Finlande, non ?

Dans sa guerre de tranchée, il rencontre des propriétaires, des voisins, des locataires, des agents immobiliers : « Si le prospect a deux enfants, met l’accent sur les chambres à l’étage, aménageables à peu de frais. Si une cliente potentielle est enceinte, pense à souligner au passage que l’environnement où un enfant passe ses premières années n’est pas anodin. Si le prospect est sportif, mentionne les infinies possibilités du Parc Central. Chauffe d’abord le client à feu doux pour ne pas l’effrayer, et quand tu sens la température monter : frappe ».

Originalité sympathique de ce livre, tous les personnages racontent l’histoire de Matti, et leur histoire, à la première personne.

Avec une lucidité cynique à souhait, Matti court sans cesse à travers son monde d’espoir fou et si simple, et c’est avec une grande tendresse et un immense sourire aux lèvres qu’on se laisse emporter dans l’opération « Maison rouge ».

 « Marque-page » résidentiel, par Arpenteur, masseur depuis 1971

Kari Hotakainen, Rue de la Tranchée, 10/18 domaine étranger No 4026

Par Arpenteur - Publié dans : Marque-page
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés