Se la pète ici

courrier des lecteurs, lettres d’insultes non anonymes, demandes d’autographes, commandes de produits dérivés, achat des droits pour le cinéma, conseils pour devenir joueur de pipeau professionnel, sponsoring à plus de cinq zéros, ou autres raisons indispensables de me contacter directement ? glissez votre message dans l’enveloppe, léchez le timbre, et collez-le ici 

 

 

 

***

DURA LEX...

Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens. 

 

 

 

 

 

 

 

Avec le temps va

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Pourquoi?

Vendredi 17 février 2006 5 17 /02 /2006 15:56

Pourquoi dit-on « en voiture Simone » et pas Ginette, Germaine, ou Robert 

 

Tout d’abord, il semble capital de savoir QUI est Simone. Et là, il est clair que les hypothèses sont variées : 

1. est-ce la femme de l’inventeur de la voiture, qui bien que pas gâtée par la nature était terriblement coquette ? Ceci pourrait expliquer cela. En effet, nul doute qu’à chaque fois que M. L’inventeur-de-la-Voiture voulait partir faire un tour, aller à la messe, au supermarché (qu’on appelait alors l’épicerie, de façon tout à fait ringarde), ou frimer devant les copains piétons, il devait patienter de longues minutes avant que la fameuse Simone ne daigne sortir de la salle de bain. Forcément comme tout bon moustachu de début de siècle, il était plutôt soupe-au-lait, et s’emportait facilement. De grosses lunettes fixées sur son visage rougeaud (eh oui, l’alcootest n’est venu que plus tard), il attendait fièrement dans la rue, et dans sa décapotable (ce qui n’était pas vraiment de la frime, vu qu’il était le seul à en avoir une, et que s’il y avait eu d’autres voitures, elles aussi auraient été décapotables, alors…), et hurlait : « Allez dépêche-toi, en voiture Simone ». 

Tout le village l’entendait alors, et l’expression à traversé les ans, puis les siècles. Et en ce début de XXI° siècle, Monsieur attend dans un gros 4x4 qui ne verra jamais la nature que Madame ait finit de se tartiner de co-enzimes Q10 régénérant… 

Et d’ailleurs, même sans 4x4, qui de nos jours peut jurer n’avoir jamais ressenti la moindre impatience en attendant sa femme, même si celle-ci ne s’appelle pas Simone ? 

2. Autre hypothèse, Simone, est la fameuse Simone d’Interville, très chère à Guy Lux (ce sont de vieilles personnes décédées, qui aimaient jouer avec des vaches à la télévision, ceci dit à l’intention des jeunes yeux qui peut-être perdent leur temps ici, même si ça vaut mieux que suivant où ailleurs). Peut-être Monsieur Guy a-t-il hurlé un jour dans son micro cette fameuse phrase, afin d’enjoindre à sa collègue de se bouger le cul, comme on dit en bon français. (mais alors, d’où tient-il cette expression, et que vient faire une voiture dans un jeu de vache, surtout que Simone était en studio). Le plus triste dans cette hypothèse, que je réfute, c’est que dans ce cas, la télévision, dès son origine, pouvait créer des mythes absolus et avoir une influence dramatique sur l’avenir (aucune Simone ne me contredira). Et c’est pire aujourd’hui, non ? C’est pourquoi je félicite tous ceux qui perdent leur temps ici plutôt qu’ailleurs, et je les en remercie (je précise que ceci n’est pas une critique gratuite de la télévision, que j’apprécie par ailleurs (enfin, parfois), mais ce n’est pas le propos d’aujourd’hui). 

DONC Simone est la femme au physique difficile de Monsieur L’Inventeur-de-la-Voiture. Nous ne voyons pas d’autre explication. 

A moins que les vénérables restes de l’Académie française, qui pour sûr ont tous connus beaucoup plus de Simone(s) que nous, et certainement la première d’entre elles, puissent nous éclairer plus avant… 

Si je me trompe, j’espère que quelqu’un (ou une, Simone de préférence) pourra m’éclairer sur ce mystère, qui pose une autre question fondamentale : 

et dans les autres pays ? appelle-t-on aussi Simone ? Suivant où cela doit être bien exotique, et par conséquent, merci de m’éclairer aussi sur ce point, pays par pays si possible : 

en voiture Rachida ? en voiture Ludmilla ? en voiture Huan ? en voiture Ingrid ?… 

Allez je file, Simone m’attend dans le 4x4...   

 « Pourquoi? » mécanique , par Arpenteur, étymologiste depuis 1971   

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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /2006 16:26
Pourquoi on a toujours la queue la plus longue à la Poste, et jamais dans les vestiaires du foot à 13 ans…?
Voilà une des fameuses Lois de Murphy, la trop connue « loi de l’emmerdement maximum LEM ».
C’est sûr, et tout le monde l’a un jour expérimenté. Tu entres dans la poste (ou ailleurs, peu importe, ça marche partout…), tu regarde les 4 files d’attente.
Tu te concentres, tu analyses : éviter la queue avec la vieille dame et son caddie à roulette qui est venue faire ses paiements, ne surtout pas se mettre derrière la secrétaire encombrée de 3 sacs de recommandés, fuir le quadragénaire moustachu à l’air grincheux avec son paquet mal ficelé dont le contenu va s’écraser sur le sol avant l’arrivée au guichet…
Après cette examen tout à fait professionnel de la situation, fruit de nombreuses semaines passées dans des files d’attente. Semaines oui. (Imaginons, 30 minutes minimum de file d’attente (toutes queues confondues) par semaine, 52 semaines par an, disons que tu es au milieu de ta vie, et que tu fais la queue seul depuis au moins 20 ans, soit 31’200 minutes de queue, soit 3 semaines 24 heures sur 24, sans dormir, ni manger, ni aller au toilettes, et ça c’est dur, car c’est chiant la queue…). Bref
Sûr de ton analyse toute en profondeur, tu choisis le guichet No 3. Pour passer le temps, tu regardes la progression des autres queues. La femme enceinte de la file No 2 arrivée 5 minutes après a déjà deux rangs d’avance. Au guichet No 4, le mec en sur-vêtement et chaussures de ville, l’air grisâtre du fonctionnaire à l’assurance-maladie, que tu as dépassé en entrant dans le bâtiment, marmonne un bonjour à la guichetière.
Dans un soupir, tu t’étonnes encore de t’être fait Murphyser…
Et ce n’est pas fini. Tu es alors soumis aux inévitables corollaires de la LEM :
Corollaire No 1 : lorsque enfin tu reprends espoir en t’approchant du guichet, l’étudiant ébouriffé juste devant n’a pas rempli ses bulletins, n’a pas écrit l’adresse sur les enveloppes, n’a pas assez d’argent, et entreprend donc un fastidieux tri parmi ses factures pour choisir les plus urgentes, en les commentant à haute voix, le plus mollement du monde.
Corollaire No 2 : la guichetière No 3 est la plus lente et maladroite de tous les offices de poste de l’hémisphère nord. Son sourire est aussi jovial que celui d’une contractuelle qui te voit arriver vers ta voiture juste à temps pour ne pas te faire coller, et elle entreprend d’aider l’étudiant, en remuant vivement les papiers qu’il venait enfin de finir de trier.
La sueur perle à ton front. Tu comprends pourquoi le port d’arme est soumis à autorisation.
Puis c’est ton tour. Tu essaies de sourire.
La vieille dame avec le caddie est déjà chez elle en train de nourrir son chat, penchée sur la gamelle de kitekat autant que le permet sa prothèse de hanche dernier cri, lorsque tu laisses tomber ta monnaie qui se répand sur le sol dans un tintement infernal qui ne masque même pas les soupirs d’exaspération des clients qui attendent derrière.
« Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi moi ?… »
Si tu étais le seul, tu crierais au complot. Mais il paraît que c’est pour tout le monde pareil. Alors tu te fais une raison, et jure qu’on ne t’y reprendras plus…
Et désolé, moi, comme toi, je n’ai pas de réponse à cette question universelle : Pourquoi a-t-on toujours la queue la plus longue à la poste et jamais dans les vestiaires du foot à 13 ans ?
Sans doute pour avoir des souvenirs à se remémorer dans les files d’attente, et pouvoir se dire qu’il y a pire, non ?
« Pourquoi » sans réponse, par Arpenteur, maître-queue depuis 1971
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Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /2006 09:13

« Tu as vu les tétés à celle-ci ? Oh oh oh… » 

Quand j’ai entendu mon beau-père s’extasier devant une bimbo siliconée, avec un enthousiasme qui l’a même poussé à lâcher quelques instants son catalogue de voitures, une question récurrente m’est venue à l’esprit. Mais bon, d’abord, j’ai été mal à l’aise parce que sa femme toute plate était là aussi, et ensuite j’ai souri bêtement. Après tout ça, je suis revenu à la question que j’avais en tête. 

Pourquoi plus la formation ou l'éducation du mâle sont courtes, plus il est important pour le mâle que la poitrine de la femelle soit grosse ? Il paraît que c’est la théorie « paradoxe mammo-éducatif » que tout le monde peut aisément constater, même si, comme tout principe, il ne vaut que par ses exceptions.

En effet, pour trouver pléthore d’excroissances mammaires naturelles ou siliconées, il suffit de visiter la salle de pause d’un garage (surtout les garages, c’est bizarre ça), d’une entreprise de maçonnerie, ou d’une quelconque usine. Et là s’étalent à longueur de murs posters géants d’hypertrophies pulmonaires, et autres prouesses chirurgicales.

Autre exemple ? à l’armée, qui s’extasie toujours sur n’importe quelle démesure poitrinaire ? Etrangement, ce n’est jamais l’étudiant en médecine, le prof de philo, l’architecte ou le physicien nucléaire, qui en principe auront des perversions beaucoup moins basiques qu'un simple 105F. 

Paradoxalement, les seins opulents, atout féminin par définition, sont sans aucun doute un substitut phallique. Les fans de Pamela Anderson et autres Lolo Ferrari (pseudo choisi tout à fait au hasard sans doute), sont aussi accros aux Ferrari, ou aux 4x4 citadins (tiens, mon beau-père en a un, hasard ?), et portent de préférence la moustache, la chemise ouverte et le poil apparent, un gros porte-clé accroché avec un mousqueton, juste à côté de la pochette à portable. 

Les poumons joviaux semblent parfois n'être qu'un trophée qui attire l’homme peu sûr de lui, etpour lequel, se pavaner auprès d’une femme dotée de tels attributs lui permet d’affirmer une virilité dont malgré les apparences il doute. 

Sans doute peut-on par conséquent déduire un corollaire du principe du paradoxe mammo-éducatif : plus les seins de la femme sont gros, plus le sifflet de l’homme est petit… non ? (d'ailleurs ne sont-ce pas ces femmes là que le mâle siffle depuis le chantier au boulot quand elle passe dans la rue?)

En cette période de calcul du coût des étudiants pour la collectivité, il faut être conscient que cet investissement réduira grandement les frais généraux de chirurgie esthétique, avec de possibles conséquences sur le marché de la grosse voiture qui pollue bien. 

Et du coup, plus besoin de se demander si on doit détruire les voitures des chauffards, ni comment réduire les émissions de particules fines… 

« Pourquoi » pectoral, par Arpenteur, chirurgien esthétique depuis 1971 

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Vendredi 9 juin 2006 5 09 /06 /2006 12:23

Quiconque a déjà entendu une interview de footballeur, non seulement sait qu’il « faut prendre les matches les uns après les autres, qu’on a manqué de réalisme à la conclusion, mais que dans l’ensemble c’était un bon match parce qu’on a joué en équipe, et que le week-end prochain il faudra aller chercher les trois points ».

Soit.

Mais l’amateur éclairé, et même le fan de circonstance qui ne veut pas avoir l’air trop con pendant le mois de juin, sait aussi que le temps de récupération et l’entraînement, font partie intégrante du travail de professionnel du ballon rond.

Soit encore.

Par conséquent, un footballeur est censé dormir ou du moins se reposer une dizaine d’heures par jour, c’est son boulot. Le reste du temps, il peut dormir.

Re-soit.

(Ca à l’air sympa en fait).

Et si on ajoute à cela 2 à 3 heures d’entraînement quotidien, ainsi qu’une heure de relations publiques et publicitaires, un joueur bosse environ 90 heures par semaine, hors temps de match.

(Ah quand même…)

Force est de constater que cela dépasse allègrement les 35 heures.

(en effet, je le constate, et ce malgré mes lacunes mathématiques notoires).

Il est donc très probable qu’au moment du match, la plupart des joueurs français seront en RTT (rattrapage du temps travaillé : une de leurs merveilleuses abréviations pour dire congé…). Oui, chez nos voisins, il faut en quelque sorte se faire « rembourser » le temps où l’on travaille. Un peu comme on déduit des impôts les 19.95 francs annuels que l’on donne à la Chaîne du bonheur. Et en RTT, il faut surtout faire autre chose que son boulot, sinon on risque encore de se faire engueuler par le syndicat pour copinage avec le salaud de patron.

Or.

(oui, « or», parce qu’avant, j’ai mis des faits, et maintenant faut que j’introduise l’analyse, c’est comme ça qu’on fait des démonstrations fondamentales)

Or, alors que les Suisses seront en train de chanter faux, et dans trois langues, voire plus, un hymne national que personne ne connaît, Trézéguet sera en train de jouer à la Playstation, et Thierry Henri sera au Jardiland avec sa femme pour acheter un nouveau bac pour les bégonias de sa terrasse. Zinedine Zidane boira tranquillement un petit café au bar-tabac du coin, en feuilletant un magazine de pêche pour préparer sa retraite, et Bathez se fera Coupet les cheveux en embrassant des big mac…

Le reste de l’équipe sera en grève, car en raison de réductions budgétaires, le préposé au nouage de leur cravate (pourquoi les footballeurs ont besoin de cravate ? pourquoi qui que ce soit a besoin de cravate d’ailleurs ?) aura été renvoyé avec un délai de congé de 8 ans, par une lettre intolérable n’expliquant les motifs de son licenciement que sur 17 pages.

Donc

(oui, là ça sent la fin, le suspens est à son comble…et tel le Jean-Claude Dusse des tribunes-sud, je vais conclure).

Donc, il y aura fort peu de monde en bleu (de travail) sur le terrain au moment du match, ce qui soulagera quand même énormément Zubi…

Et finalement, la Suisse va battre la France, parce que putain ce serait vraiment trop bon….

 « Pourquoi » mondial, par Arpenteur, gréviste depuis 1971

(c)photo arpenteur2006

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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /2006 12:35

Ma compagne me propose de l’accompagner chez Mango Ming, dois-je prendre des baguettes ?

Non, ce n’est pas un restaurant chinois, même si tout ce qui y est vendu est cousu par des enfants bridés sous-payés. Prends des baguettes uniquement si tu entends jouer au mikado pour passer le temps pendant qu’elle hésite entre la jupe noire « qui irait trop bien avec le petit top que j’ai acheté la semaine dernière, mais oui, tu vois lequel », et la jupe noire « qui est trop parfaite, mais je sais pas avec quelles chaussures je vais pouvoir la mettre ».

Qui sont ces hommes qui déambulent les bras croisés entre les rayons ?

Tu parles de ceux qui portent un sac à main, qui ont une veste de femme sur les bras alors qu’ils en portent déjà une, qui ne sourient pas, et qui vont et viennent nonchalamment dans les allées en faisant semblant d’apprécier la musique jazzy-techno-hyper-super-cool que personne ne connaît qui passe ? N’aies pas peur, ils sont comme toi. En principe ils ne sont pas dangereux. De temps en temps tu croiseras leur regard perdu et las, et tu te sentiras moins seul. Tu les entendras dire : « mais oui, puisque je te dis que cette robe te va très bien, mais non elle ne te grossit pas… », et tu apprendras toi aussi par cœur cette phrase.

Peut-on entrer dans les cabines d’essayage pour mater voir si ce petit top lui va bien ?

Oui, mais pour cela, il y a une précaution essentielle à respecter : ne pas se tromper de rideau. A défaut, le risque de baffe est très élevé, voire double. Une de la jeune femme que vous dérangez, et une de la vôtre, non mais, quand même, vous pensiez pas qu’elle allait laisser passer ça et gober votre « mais j’étais sûr que tu étais là… ». Dommage avantage collatéral éventuel : être définitivement exclu de shopping par Madame, ou par la propriétaire de la boutique.

Pourquoi les tops sont toujours « petits » et jamais « gros » ?

Parce que le mot « gros » est interdit dans toutes les boutiques de la planète, et puis franchement, je suis sûr que le top, tu préfères qu’il soit petit.

Pourquoi les sommelières ont des casques et des micros ?

Ce ne sont pas des sommelières mais des vendeuses. Elles se servent des micros pour communiquer entre elles et se dire des trucs du genre : « tu as vu les fesses à celle-là ? » avant de confirmer à la cliente que cette petite jupe pastel tombe parfaitement, que cette coupe affine vraiment les hanches, et que c’est le cousin du fils du voisin du chauffeur de Madonna qui l’a dessinée.

Je voulais lui faire un cadeau, et je suis allé chez Mango Ming, mais je n’ai pas trouvé la jupe qu’elle m’avait montré une fois, et j’ai eu beaucoup de peine à me faire aider par le personnel pour des raisons de langue. Que faire ?

J’espère qu’à cette occasion tu avais pris tes baguettes, parce que tu es allé chez le traiteur chinois du coin de la rue. Il est vrai son poulet aigre-doux est vraiment bien coupé, et les nems impériaux tombent bien sur les hanches, mais je doute que ta compagne puisse les conserver à long terme dans son armoire. A l’avenir, regarder la vitrine avant d’entrer.

« Pourquoi » cintré, par Arpenteur, couturier depuis 1971

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Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /2006 16:32

Une grand-mère, cheveux bleus au vent sur le pas de porte, donne ce petit conseil à l’enfant, qui prend timidement la pièce de 2 francs dans la main ridée, du bout des doigts pour éviter de toucher cette étrange peau en papier froissé : « Tiens, tu la mettras dans ton cochon ».

Et tout fier, le petit a glissé la pièce si précieuse dans sa tirelire, pour en arriver, 30 ans plus tard, à se demander pourquoi les tirelires sont toujours en forme de cochon…

Pourquoi pas une vache? Il y a quand même plus à manger, et en plus ça fait du lait.

Et le mouton, on peut même s’en faire un pull ?

Que dire des poules, qui avant d’être « à bière » aviaires, étaient « à œufs », tous les jours.

Le cochon, il bouffe, et il attend d’être mangé. Il n’y a pas moins productif comme symbole. Par terrible pour encourager l’épargne. On y perd autant qu’on y gagne, si ce n’est plus. C’est peut-être pour que les enfants s’habituent aux frais bancaires dont on va les assommer dès qu’il videront leur petit cochon sur le comptoir en marbre d’une grande banque.

Pourquoi le cochon a gagné alors ?

Est-ce le lobby des bouchers-charcutiers qui a fait pression, en espérant que chacun viendra dépenser les piécettes si longuement épargnées en jambons et autres lards secs ?

Ou alors peut-être que les cochons, c’est réservé à l’argent sale ?

Pour le blanchir, on le glisse dans le ventre d’une colombe alors ? ou d’un raton-laveur ?

Mais l’argent au noir, on le met où ?

Et si c’était une question de morphologie ? Mais dans ce cas, pourquoi c’est pas un éléphant, ou une baleine ?

C’est éventuellement parce que l’argent n’a pas d’odeur, mais alors là aussi, on s’est gravement gouré de bestiole, non ?

Peut-être est-ce parce que l’argent ne fait pas le bonheur ? Mais le cochon n’est-ce pas un porte-bonheur aussi ?…ça compense comme ça, c’est assez bien vu…

C’est la seule raison valable que je vois…

De toute façon ma pièce, je vais la donner à un enfant, avant que j’aie les cheveux bleus, pour que lui à son tour, dans trente ans, il se pose des questions à la con…

 

« Pourquoi » charcutier, par Arpenteur, banquier privé depuis 1971

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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /2006 12:07

Ca se passe au Moyen-Age, un mercredi en fin de matinée, vers 11h14 pile, (si je dis mardi en fin d'après-midi, cela se verra que j’ai piqué le concept ailleurs).

Gunther von Raspenhofenburg vient de garer sa caravane au camping du Pinson Jovial, sur la côte sud du Royaume de Provence orientale. Briguiteuh, sa chair cher et tendre épouse se précipite vers leurs amis estivants et néanmoins voisins. Il s’agit de Ruud et Greitje Wjooerdenboeken venus tout droit de Rotterdam, prendre possession de l’emplacement XXVII, qu’ils réservent d’année en année, depuis 38 ans.

« - Greitje, Greitje, ik heb hulp nodig! (à partir de là, les dialogues sont en français, sans accent, parce que le néerlandais avec l’accent allemand, écrit en plus, c’est bof bof…).

- Hej Briguiteuh, dis donc tu te portes toujours aussi bien.

- C’est Gunther qui se porte pas bien là. On s’est arrêté chez Char-Grill sur l’Haute-Route, juste avant le col, et Gunther a mangé quelque chose qui ne lui a pas réussi. Il a des gaz plutôt épais, et ça coule de partout. Vous n’auriez pas quelques onguents ou autre potions pour nous aider à nous sortir de ce mauvais pas. Je ne crois pas qu’il pourra aller jusqu’au latrines, il n’ose déjà plus bouger de son siège.

- Ah oui ? fais voir ? ».

Et Greitje s’approche de son ami estivant et néanmoins voisin Gunther, non sans avoir contourné son gigantesque stock de nourriture et de matériel, ce qui lui prend au bas mot, quelque temps.

- Oh dis donc, en effet, ça n’a pas l’air d’aller fort.

- C’est ça rigole, répond Gunther d’un air crispé, mais n’oublie pas que si je n’arrive pas à aller au latrines, c’est vous les voisins les plus proches ».

Prenant tout à coup conscience de la gravité de la situation, et craignant pour ses marchandises transportées avec courage depuis les Pays-Bas (c’est pas facile, car tout le trajet est en montée du coup), Greitje appelle Ruud, qui prenait un pot chez les Belges de l’emplacement XIX, venus à vélo (l’agence mondiale anti-dopage a contrôlé ce post, qui est officiellement à l’eau claire).

Lorsque Ruud entendit crier sa femme, il la rejoignit en courant aussi vite que lui permettaient ses sabots de bois nu-pieds, appelés autrefois « Tongs », à cause du bruit qu’ils faisaient (en fait là, il court, donc ça fait « tong tong tong tong tong… »).

- Que se passe-t-il, hurla-t-il, craignant que son stock de Gouda n’ait été dérobé.

- Ruud, est-ce qu’on a une potion pour Gunther ? il a des problèmes d’entrailles.

Ruud s’approcha du pauvre Gunther au visage tordu de douleur, et le voyant se mit à rire comme un bossu (c’est une expression, Ruud n’est pas bossu, il est juste grand comme un Haut-landais, et a tendance à se pencher pour parler aux autres, ou pour rire).

Il riait, il riait, à s’en faire dans les shorts.

- Eh les gars, cria-t-il à l’intention de ses collègues d’apéro, venez voir la poire à l’allemand, apparemment faut l’aider à se vider….

- Pauvre con, hurla Gunther, la poire à l’allemand, tu peux te la mettre au cul !!

« Virgule » étymologique, par Arpenteur, caravanier depuis 1971

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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /2006 10:57

En ces jours festifs, où les allées des centres commerciaux à l’air conditionné si accueillant, se sont remplies de stands de feux d’artifice, et de drapeaux rouges à croix blanche, voire de jolies guirlandes des drapeaux cantonaux, je me suis demandé pourquoi le drapeau suisse était comme ça, et pas autrement, c’est-à-dire « croix blanche dans un carré rouge ». 

La réponse m’a sauté aux yeux tel une sauterelle affolée devant ma tondeuse à gazon. Ce drapeau, compromis helvétique par excellence, est censé représenter toutes les sensibilités du pays pour que chacun s’y reconnaisse, ce qui permet à un paysan catholique du fin fond du val d’Anniviers, d’avoir quelque chose en commun avec un banquier protestant zurichois. 

D’abord, le drapeau est carré, ce qui est assez rare de par le monde, tout comme les Suisses. Ben oui, on est pas beaucoup, il faut le reconnaître. Mais pourquoi carré ? Juste pour pouvoir dire « Y en a point comme nous » lors des championnats du monde de drapeaux ? Non. Carré car le Suisse, le suisse allemand en particulier, est carré. Tout doit être « tip top alles in Ordnung », et le carré, avec tous ses angles droits (j’ai pas dit « de droite »), et ses quatre côtés égaux, on ne peut faire mieux. Et quatre côté égaux pour les quatre langues nationales peut-être, même si ça c’est plutôt un hasard… 

Et pourquoi qu’il est rouge ce carré ? Pour qu’on le voie bien, et qu’on voit bien que c’est un carré et qu’en Suisse « tout il toit t’être tip top alles in Ordnung gall » ? Survivance d’un précommunisme latent depuis le Moyen-Age ? Symbole du sang versé par les mercenaires au service des armées de toute l’Europe, avant de devenir les banquiers des belligérants ? Non. 

Rouge comme les joues d’un paysan uranais, ou d’un vigneron vaudois. Pour peu que la température dépasse les 3 degrés, chacun d’eux voit le matin dans sa glace un petit rappel de son drapeau national sur sa joue. 

La croix ? Je précise que cette croix est faite de 5 carrés (encore) égaux (encore). Sans doute un rappel du carré rouge, pour ne pas oublier, que « tout il toit t’être tip top alles in Ordnung gall ». Et pourquoi 5 carrés ? 5 comme les cinq doigts de la main avec laquelle on vote ? Ou 5 comme le nombre de penalties que l’équipe nationale aurait pu rater si ils avaient pu jouer jusqu’au bout ?

Et elle est blanche la croix. Blanche comme les monts enneigés, où l’or blanc coule à flot, blanche comme les dents du type aux joues rouges qui te vend ton forfait (enfin, on suppose car en principe il sourit pas). Ou blanche comme une conscience qu’on veut croire immaculée ? 

Une chose est certaine, mes voisins ne se sont pas posés de questions lorsqu’ils ont planté, comme chaque année, leur 26 petits drapeaux suisses, comme les 26 cantons, dans toute leur pelouse, rasée de près, tip top alles in Ordnung. 

Et hier soir dans mon lit, en entendant le fils de l’autre voisin et ses copains skin-heads décapsuler leurs bières au bord de la piscine parentale au son d’un charmant « skin rock » allemand, entonnant de temps à autre l’hymne national, j’étais malgré tout ça et le reste, vachement (ben oui, c’est le seul adverbe qui convienne à ce post, non ?) content d’être ici… où finalement, chacun est libre de faire ce qu’il veut… 

«Pourquoi» carré, par Arpenteur, géomètre depuis 1971

(c)photo arpenteur2003

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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 09:12

Se rouler une pelle, c’est sûr que c’est plus joli à dire, et plus tentant que « se lécher la moque ». Quoique, je n’ai jamais vraiment été tenté par les pelles. Sans doute mon côté fort peu bricoleur. En plus, j’ai vite des cloques alors… D’ailleurs chez moi j’ai juste une pelle à neige, rien d’autre. Et je vous promets qu’elle est moins usée que celle des voisins. Mais je digresse (à traire…non, je vous rassure, je n’ai pas osé).

Mais, pourquoi dit-on rouler une pelle ? Pourquoi pas rouler une pioche, un marteau, une clé de 12, voire un râteau ? Pour les râteaux, c’est facile : en principe on les prend, on le roule pas, surtout quand c’est une pelle qu’on cherche à rouler. Alors pourquoi ?

Devant une telle énigme, le devoir m’appelle (si, là, j’ai osé)

Il me semble important de déterrer ce mystère, car il faut bien le reconnaître, se rouler une pelle est un des objectifs principaux des pré-ados, des ados, des jeunes adultes, voire encore après… C’est donc un élément capital de la vie de chacun. Ben oui, c’est soit on cherche à le faire, soit on le fait. Il n’y a pas tellement d’options entre les deux.

Et comment faire pour le faire alors ?

Souvent le garçon doit essayer de séduire la fille, par exemple, en ne rougissant pas en lui parlant, ou en lui montrant son nouveau téléphone portable avec lequel il lui propose de la laisser voter pour « Kevin parce qu’il est tro bo » de la Starac (oui, on commence très tôt avec les substituts phalliques de nos jours, et avoir un 4x4 à 12 ans, c’est rare).

On appelle cette phase de séduction : « rouler les mécaniques » (au féminin, on dit « rouler les mecs à niquer »).

Rouler les mécaniques, ça consiste par exemple à faire croire qu’on a joué le dernier match de foot avec les juniors D du FC La Plantaud, et qu’on à même marqué un but, alors qu’une fois de plus l’entraîneur a préféré, à juste titre nous laisser sur le banc de touche, car quand même, ce match contre l’Union-Sportive-de-l’Est-du-Bout-du-Lac, il ne faut pas le perdre, c’est clair ? On peut aussi dire qu’on fume et qu’on ne tousse même pas, ou qu’on a dessiné sur son cahier des slogans rebelles (genre : viva el che, feuque la polisse, vive Ségolène) au lieu d’écouter le cours de math de Madame Ballestraz.

« Je vois pas le rapport avec les pelles » me direz-vous, avec une perspicacité qui vous honore, et qui me prouve que vous avez lu jusqu’ici, ce qui me remplit plus d’orgueil que si j’avais marqué un autogoal lors du match contre l’USEBL.

Pourtant rapport il y a. Si, si.

Qu’est ce qui est mécanique ? …Les pelles… Et quoi de plus viril et poilu qu’une pelle mécanique ?

Et il faut donc rouler les pelles mécaniques pour espérer un baiser de la première de classe, et même des autres d’ailleurs, surtout les jolies. Sinon, on finit par se lécher la moque tout seul dans un coin en reniflant bruyamment pour ravaler ses pleurs.

Mais rouler des pelles mécaniques, ce n’est pas très facile, car ces engins sont ma foi assez onéreux, et encombrants. Et les modèles réduits, à 12 ans, on a presque fini de jouer avec dans le bac à sable.

Alors, pour montrer ce « petit pas pour elle, mais ce grand pas pour sa virilité », cette étape cruciale vers le monde merveilleux de la préadolescence, voire de l’adolescence, voire de l’état adulte pour certains (arrêtez de me regarder), on utilise dès lors l’expression « rouler des pelles »…

C’est cul, mais il fallait le démontrer.

« Pourquoi » baveux, par Arpenteur, mécanicien depuis 1971

(c)photo arpenteur2004

 

Par Arpenteur - Publié dans : Pourquoi?
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /2007 14:15

En ce début d’année d’élections fédérales, ici, et de présidentielles, ailleurs, il ne faut pas être Gary Kurtz pour deviner dans quelle langue on va nous parler jour après jour. En langue de bois. Mais vous êtes vous un jour demandé d’où venait ce langage forestier, dit aussi « xyloglottie » ? L’arpenteur, soucieux de votre culture, si : ça vient du grec « xylo », bois, et « glôtta », langue. Voilà. La culture c’est fait.

Mais en fait non. D’abord pour avoir une langue de bois, autour il faut avoir une tête de bois (au sens propre, pas au sens suisse allemand), et être poli (c’est plus joli le bois poli non, et la langue de bois, est une forme de politesse paraît-il).

Pour que la tête de bois ne fasse pas trop bizarre, il est essentiel d’avoir le reste du corps aussi en bois, comme par exemple les avant-bras, les seins (eh oui, il n’y a pas que le silicone dans la vie), les genoux, les pieds, les organes génitaux (d’où le bois bandé), et les cheveux (les fameux petits cheveux de bois).

Giancarlo, dit Pinocchio, fils de Gepetto, le menuisier, (et de Marina, dont on ne parle jamais, ce qui est vraiment dégueulasse, et qui était serveuse à la Trattoria « Da Gino », sur la Piazza Matterazzi, dans un petit village d’Italie septentrionale, et faisait les meilleurs « polpette » de la région) était le seul enfant en bois, qui n’ait jamais été découvert ailleurs que chez Toys’R’us.

On le surnommait Pinocchio, parce que chaque fois qu’il baratinait une fille dans l’idée de la séduire, son nez, d’une forme étrangement phallique, s’allongeait devant ses yeux. Chez la plupart des mâles humains, c’est la même chose (ils ne sont pas de bois), mais cela se passe dans une partie moins visible, de leur anatomie.

Par conséquent, à chaque fois que Pinocchio, disait des trucs du genre « vous savez que vous ressemblez à Alice, pas celle du téléphone, celle du pays des merveilles » à une fille du village qui en fait ressemblait autant à une grande blonde qu’un petit chat kromeugnon à une moissonneuse-batteuse, son nez s’allongeait.

« Tu vas pas lui faire avaler ça, Pinocchio » lui rétorquaient ses copains (enfin son copain Robin, le seul un peu boisé, qu’il avait). Alors le pauvre Pinocchio, devenu un jeune homme, essayait d’autres stratagèmes, tous plus gros les uns que les autres, en s’inventant un beau métier, une fortune colossale, ou encore des liens avec certains people (comme Maxime Leforestier, ou Robert Charlebois), sans oublier de montrer son portable, et sa gourmette. Et plus il en disait des grosses dans l’espoir de les faire avaler à la fille qu’il convoitait, plus son nez grandissait.

Comme il était le seul à être tout en bois, on appela bientôt cette technique de drague « la langue de bois ». On ne sut jamais si elle marchait.

En effet, Pinocchio est tragiquement décédé puceau, un soir de décembre, alors qu’il allait chercher sa pauvre mère à son travail, et que le pizzaiolo de « Da Gino » devait absolument faire une « 4 saisons » sans poivrons pour la 9, et se trouvait à court de bois. Comme Marina était en train de débarrasser la 12, Pinocchio s’est assis près du four pour se réchauffer en l’attendant, et le pizzaiolo, pressé de finir sa soirée pour aller regarder Rimini-Venise à la télé, l’a jeté d’un coup d’un seul, sans même s’en rendre compte, dans le four. Il est a noter que la mort de Pinocchio a permis de faire une « 4 saisons »,  deux « margherites », et un « calzone », ce qui est ma foi une belle mort, surtout en Italie.

L’expression « langue de bois » a survécu à son créateur, et est utilisée à chaque fois que quelqu’un essaie de vous en faire avaler une grosse avant de vous la mettre profond.

C'est exactement ce que tentait de faire Pinocchio avec ses conquêtes…

On sait depuis que cette technique de drague fonctionne très souvent, surtout dans les campagnes... électorales.

« Virgule » éducative, par Arpenteur, ébéniste depuis 1971 

(c)photo arpenteur2005

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