Se la pète ici

courrier des lecteurs, lettres d’insultes non anonymes, demandes d’autographes, commandes de produits dérivés, achat des droits pour le cinéma, conseils pour devenir joueur de pipeau professionnel, sponsoring à plus de cinq zéros, ou autres raisons indispensables de me contacter directement ? glissez votre message dans l’enveloppe, léchez le timbre, et collez-le ici 

 

 

 

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DURA LEX...

Toutes les lettres (et les chiffres aussi, allez, soyons pas radin) formant les mots qui constituent ce blog, ainsi que tout ce qui s’y trouve, y compris la super méga géniale bannière, sont protégés par la loi, des playmobils surarmés, et plein d’autres trucs plutôt cool. Alors on ne copie pas, on ne vole pas, on ne tire pas les cheveux des filles à la récré, sinon, je vais chercher des copains très baraqués, et on vient tous chez toi manger des pizzas aux anchois sur ton canapé, mettre tes boyaux en guirlande sur ton yucca, et casser ta télé. Alors fais super gaffe les gens. 

 

 

 

 

 

 

 

Avec le temps va

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Cafter

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Jeudi 8 novembre 2007

Et pourquoi pas péter dans un accordéon, vomir sur un xylophone, chier dans une flûte à bec, se moucher dans un piano à queue, cracher dans une vielle à roue, se curer les oreilles avec un cor des alpes, se frotter les yeux avec une guimbarde ?

Tout le monde le sait, la langue française est pleine d’expressions dont on ignore l’origine. Une fois de plus c’est ici que vous trouverez la réponse à toutes les questions que vous ne vous posez pas, parce que vous n’avez pas que ça à foutre, et vous avez bien raison.

Mais quand il faut remplir un blog, quand il faut fidéliser les lecteurs sans photos de nichons, et les lectrices sans commentaires sur la nouvelle crème antiride aux liposomes enzymatiques à rotation alternative, il faut parfois payer de sa personne, et développer votre culture musicale.

Pisser dans un violon ? Pourquoi donc cette expression a-t-elle traversé la route et les âges ?

Depuis tout petit, Jean-Fernand Stradivarius, d’Ingres, souffrait d’incontinence. A peine né, il se pissait dessus. Comme tout un chacun (et chacune, ne faites pas vos petites princesses mesdemoiselles), me direz-vous, avec votre perspicacité coutumière. Certes. Mais le problème de Jean-Fernand était que son incontinence était permanente, même passé l’âge, comme on dit. 

Il n’avait absolument aucun contrôle de sa vessie.

Qu’il soit en classe, à la boum de Anne-Bérénice, sur les genoux de Tonton Dylan, ou dans les vestiaires après son entraînement de jokari, Jean-Fernand devait en permanence porter des Pampers sous ses jeans (merci à Pampers de m’envoyer le chèque comme convenu, en rajoutant un zéro, parce que je suis sympa). Ce qui n’était pas particulièrement discret, et qui lui valu très tôt le surnom de « Lélasticla ».

Pour oublier ces moqueries, il se lança accords à corps perdu dans la musique. Il commença par l’harmonica. Mais cela ne résolut pas son problème de fuites, et qu’il soit dans la bibliothèque municipale rayon « biographies de bouriates pratiquant l’origami en apnée», à son cours de musique avec Madame Cynthia Dumolard, ou à son bureau de technicien en viande au 2ème étage de la charcuterie Dupain, il devait toujours porter ces insupportables pampers, qui lui faisaient des irritations dans les plis, et des moqueries dans les oreilles.

Il s’essaya alors au triangle, puis aux maracas. Mais rien à faire.

Il eût la révélation lors d’une soirée un peu arrosée qu’il termina au poste de police : il allait se mettre au violon et faire de la musique de pot de chambre. Enfin un instrument qu’il pouvait aisément et plus ou moins discrètement remplir en cas de besoin.

Cela ne résolut pas non plus son problème, mais ça en donnait l’impression, puisqu’il a ainsi pu abandonner les pampers.

Finalement, pisser dans son violon n’avait aucun effet. Il restait incontinent.

Son, ou plutôt ses, instruments lui apportèrent toutefois des trompettes et de la renommée bien au-delà de la bretelle-nord d’Ingres, puisque sa première composition sobrement intitulée « L’apaisant petit fil jaune » (puisque le « Beau Danube bleu » était déjà pris, paraît-il) connu un succès quasi planétaire.

Jean-Fernand Stradivarius décéda en pleine gloire, lorsque son œuvre était à la deuxième place du Top50 depuis plusieurs semaines (la première place étant squattée depuis la fin du XVIIème siècle par le générique de la Nouvelle Pop Star Academy de Models). Il mourut d’une fracture de la vessie seulement quelques jours après avoir épousé, en première page d’un de ses Galas et à l’église d’Ingres, la dame-pipi de l’opéra Bastille de Sydney.

En l’honneur de l’apport de Jean-Fernand à la musique, l’expression pisser dans un violon est restée dans le langage courant, et signifie « être totalement inutile », ce qui en soi justifie totalement sa présence sur ce blog…

A noter que de nos jours cette expression tend parfois, voire de plus en plus, à être remplacée par celle-ci : « mettre son bulletin dans l’urne »…

« Pourquoi » diurétique, par arpenteur, luthier depuis 1971

(c)photo arpenteur2003 - bruxelles

par Arpenteur publié dans : Pourquoi?
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